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Gabriela Dabrowski a le cœur brisé

Gabriela Dabrowski est toujours à la recherche d’un premier titre en double féminin dans un tournoi du Grand Chelem.
Photo courtoisie Gabriela Dabrowski est toujours à la recherche d’un premier titre en double féminin dans un tournoi du Grand Chelem.

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WIMBLEDON | Couronnée deux fois en double mixte dans des tournois du Grand Chelem, Gabriela Dabrowski, d’Ottawa, croyait en ses chances de remporter un premier titre en double féminin à Wimbledon.

Elle et sa partenaire, la Chinoise Xu Yifan, ont toutefois encaissé vendredi une défaite crève-cœur en demi-finale, devant la paire formée de l’Américaine Nicole Melichar et de la Tchèque Kveta

Peschke, qui l’ont emporté en des manches de 6-3, 4-6 et 7-5.

« Crève-cœur est le mot juste, a reconnu une Dabrowski dévastée. Le match s’est joué dans le troisième set lorsqu’on a failli prendre les devants 5-2. C’est difficile à digérer. J’ai joué de façon trop nerveuse. »

L’instinct du tueur

Généreuse de son temps en entrevue malgré le revers, Dabrowski ne s’est pas gênée pour avouer ses fautes, comme dans un confessionnal.

« Ce n’est pas dans ma nature d’être agressive. Il est difficile pour moi de sentir l’odeur du sang lorsque vient le temps d’achever mes rivales et je devrai apprendre à développer l’instinct du tueur », a expliqué l’athlète de 26 ans.

« Le tennis est un sport où il est difficile de triompher, surtout dans un tournoi majeur. Je l’ai déjà réussi en double mixte et j’ai bien hâte que ça se produise en double féminin. Nous sommes venues près de l’emporter, mais Peschke a fort bien joué, se servant de son expérience dans les moments critiques. »

Dabrowski et Xu étaient les sixièmes têtes de série du tournoi. Elles ont lutté férocement, notamment en ayant survécu à trois balles de match dans la dernière manche pour porter le score à 5-5.

« Close but no cigar », a utilisé Dabrowski comme expression.

Une belle foule et une belle bourse

Ce match s’est déroulé devant une très belle foule sur le court numéro 1, une expérience que Dabrowski aurait savourée davantage si elle avait pu décrocher la victoire.

« C’était merveilleux de jouer devant autant de spectateurs, des gens qui savent apprécier le double féminin », a-t-elle dit.

Dabrowski et Xu peuvent se consoler en repartant de Wimbledon avec une bourse de 112 000 livres sterling, soit 194 000 $ canadiens, qu’elles se diviseront.

Mais on doit souligner que le gros lot en finale du double féminin est fort alléchant, s’élevant à 780 000 $.