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[PHOTOS] Déflagrations sonores intersidérales

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Du rock bien chaud et brûlant, de l’énergie, du son, des gros grooves et des effets laser, la formation Galaxie était déchaînée et s’est éclatée au parc de la Francophonie.

La bande dirigée par le chanteur-guitariste Olivier Langevin, qui portait un flamboyant costume or avec une cape rouge, paillettes incluses, n’a pas niaisé avec le puck.

Dès les premières notes de Super Lynx Deluxe amené par une longue introduction instrumentale psychédélique, sous des éclairages blancs, le ton était donné.

C’est puissant, ça brasse, les riffs de guitares de Langevin sont incendiaires. Et quel band derrière lui, avec Fred Fortin à la basse, François Lafontaine aux claviers, Pierre Fortin à la batterie et deux percussionnistes.

Les effets laser, qu’on ne voit pas souvent à la scène Loto-Québec, font leur apparition durant Phénoménal et nous donnent l’impression d’être dans l’espace intersidéral avec l’équipage de Star Trek.

Il est impossible de ne pas se laisser entraîner dans ce voyage sonore intergalactique full décibels. Quelle force de frappe !

« Merci beaucoup. Vous êtes jolis. Les Hôtesses d’Hilaire (qui étaient sur scène avant Galaxie), c’était débile. Je les aime d’amour », a-t-il indiqué, avant la décapante Piste 1 de l’album Tigre et Diesel.

On aura même droit à Magie magie, avec le I Feel Love de Donna Summer en introduction et l’apparition des Hôtesses d’Hilaire, en danseurs Zulu, durant ladite pièce. Un segment qui n’aurait pas plu à ceux qui voient de l’appropriation culturelle dans tout.

Du gros calibre

Serge Brideau, de la formation acadienne, s’est même lancé dans une séance de bodysurfing en « bobettes » durant Manitou. « Vous êtes débiles raides », a lancé Olivier Langevin, lors d’une rare intervention, dans un spectacle où le rock incandescent de Galaxie a pris toute la place.

Surprise, François Lafontaine, de Karkwa, a quitté ses claviers pour entamer une solide reprise de Fame de Bowie.

Galaxie n’a rien à envier aux autres formations qui évoluent dans les mêmes eaux. C’est du gros calibre.

Déjantés, disjonctés et surtout très divertissants, les Hôtesses d’Hilaire ont offert toute une prestation, remplie d’énergie, avant l’arrivée de Galaxie.

Solide

La formation acadienne de Moncton, dirigée par le flamboyant chanteur Serge Brideau, a livré une solide heure de rock éclectique avec des sonorités rétro, pop, rock, psychédélique, et avec, à certains moments, des passages de claviers comme ceux de Ray Manzarek des Doors.

Le barbu chanteur, accompagné par une bouteille de vin rouge, est toute une bête de scène. Il sautille, il danse, fait des sparages, raconte des histoires et soulèvera sa soutane noire pour montrer sa bedaine.

« Comment ça va Lévis ? La plus belle ville au sud de Rivière-du-Loup », a-t-il lancé, sachant très bien qu’il était à Québec. Pas sûr que le maire Régis Labeaume, l’aurait trouvée drôle celle-là.

Les Hôtesses d’Hilaire reviendront à Québec, le 15 novembre, à l’Impérial Bell, pour présenter l’opéra rock Viens avec moi. On a déjà hâte de voir cette affaire-là.

En début de soirée, le duo sud-africain Make-Overs s’est avéré une belle découverte avec son mélange de rock, d’indie et de noise, livré avec une attitude un peu et même pas mal punk.