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Prolongement de Félix-Leclerc: une étude qui inquiète L’Ancienne-Lorette

Ce projet, qui portera sur le prolongement de Félix-Leclerc, ravit toutefois Saint-Augustin

Prolongement de Félix-Leclerc: une étude qui inquiète L’Ancienne-Lorette
Capture d’écran, Google

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La décision du gouvernement d’étudier le prolongement de l’autoroute Félix-Leclerc vers l’ouest réjouit Saint-Augustin-de-Desmaures, mais fait enrager L’Ancienne-Lorette.

« C’est malheureux que chaque fois qu’on est en période électorale, il y a un politicien qui sort ça et qui cause de l’inquiétude et de l’angoisse chez les citoyens de L’Ancienne-Lorette », déplore le conseiller municipal lorettain Gaétan Pageau.

Au lendemain de la publication par le gouvernement du Québec de l’appel­­­ d’offres pour l’étude des besoins concernant la pertinence de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc jusqu’à la route de Fossambault, le conseiller n’hésite pas à dire que le projet est « passé date ». Depuis 50 ans, note-t-il, de nombreuses études ont démontré que le projet n’était pas adéquat.

Il souligne que la moitié des citoyens subiraient les impacts négatifs de cette autoroute qui traverserait sa ville. Plusieurs la verraient apparaître dans leur arrière-cour. Il y a même une école primaire à moins de 50 mètres et une résidence pour personnes âgées à proximité, rappelle M. Pageau.

L’Ancienne-Lorette craint aussi la destruction du milieu naturel de la rivière Lorette et l’augmentation du risque d’inondations. La municipalité adoptera une résolution pour s’opposer au projet et pour demander qu’on cherche plutôt des solutions de rechange.

Autre discours

C’est un tout autre discours à Saint-Augustin­­­. « Pas besoin de savoir si on en a besoin, on vous l’a dit ! » lance en riant le maire, Sylvain Juneau, qui plaide depuis longtemps pour que ce prolongement se concrétise.

Le conseil municipal avait d’ailleurs adopté une résolution en ce sens en février. M. Juneau y voit une façon de désengorger les principaux axes qui traversent sa ville, l’autoroute 40 et la route 138, qui sont congestionnés matin et soir.

Le prolongement viendrait aussi se raccorder à proximité du parc industriel, ce qui permettrait une meilleure circulation des véhicules lourds, signale M. Juneau.

Selon lui, cela pourrait même rendre moins pertinent un éventuel troisième lien, parce que le prolongement de Félix-Leclerc déchargerait l’autoroute Henri-IV d’une foule de véhicules. Comme c’est l’un des principaux accès aux ponts actuels, la circulation pourrait s’en trouver allégée, suppose-t-il.

La démarche du gouvernement est « très étapiste », souligne-t-il, mais c’est « normal ». « Ça ne règle pas tout, mais c’est une partie de la solution. »

Du côté du cabinet du maire de Québec, Régis Labeaume, on fait peu de cas de cette étude. « C’est une initiative du gouvernement », a simplement répondu l’attaché de presse Paul-Christian Nolin.