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Une manif pour «sauver les sports motorisés»

Le promoteur Martin D’Anjou veut rassembler 100 000 personnes devant le parlement le 3 septembre

Piste accélération Pont-Rouge
Photo d'archives Les activités à la piste d’accélération de Pont-Rouge ont dû cesser jusqu’au 4 août, le temps d’ériger un mur antibruit.

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L’industrie des sports motorisés en a assez de se sentir muselée par différents règlements antibruit imposés par les municipalités. Si bien qu’elle entend répliquer en causant à sa façon tout un boucan, le 3 septembre: elle souhaite rassembler devant le parlement 100 000 sympathisants à sa cause pour envoyer un message aux élus.

Le promoteur Martin D’Anjou, qui est derrière cette initiative, assure que partenaires et compétiteurs marcheront main dans la main pour «sauver [leur] passion, qui risque de disparaître si on continue de [leur] mettre des bâtons dans les roues».

Une vidéo mise en ligne sur la page Facebook du Festidrag avait déjà été vue plus de 26 000 fois au moment d’écrire ces lignes.

Objectif «réaliste»

«C’est un cri du cœur, qu’on lance. Il faut que ça arrête! Les courses font un peu de bruit le jour et c’est rendu la fin du monde. Les municipalités veulent nous écœurer.

«On ne demande pas d’argent, on ne demande pas de subventions. Ce qu’on veut dire aux politiciens, c’est qu’on veut que ça arrête, l’oppression. On veut pouvoir pratiquer notre passion dans des environnements légaux, sécuritaires et encadrés. Les sports motorisés vont toujours exister de toute façon, et mieux vaut que ce ne soit pas de façon désorganisée et illégale», a plaidé M. D’Anjou.

Selon l’homme de course, il est loin d’être insensé de croire que 100 000 personnes se rassembleront pour la cause le lundi de la fête du Travail.

«En bas de ça, je serais déçu», a-t-il lancé. On veut encercler la colline Parlementaire. C’est ce qu’on veut et on va l’avoir. Notre industrie a besoin de démontrer que nous sommes bien plus que des faiseurs de pollution et de bruit.

«Nous avons déjà l’appui d’organisations motocyclistes et de camionneurs, sans compter les pilotes, propriétaires de pistes de course et tous les gens associés à notre industrie, qui se veut un important moteur de retombées économiques. On va se faire entendre de façon pacifique et légale», a promis l’organisateur.

Une passion légitime

Martin D’Anjou déplore que les propriétaires de pistes et promoteurs se sentent de plus en plus lésés, et cite notamment en exemple les amendes salées qui ont récemment été imposées au Sanair Super Speedway, à Saint-Pie, en raison du bruit causé.

À Pont-Rouge, les activités ont dû cesser jusqu’au 4 août, le temps d’ériger un mur antibruit.

«Si l’on nuit aux sports motorisés, quels qu’ils soient, c’est une industrie majeure qui va tomber, même si ce n’est pas la majorité des citoyens qui se plaignent. Ce n’est pas tout le monde qui est obligé de triper sur les romans Harlequin, les Violons du Roy et les soupers gastronomiques. Notre passion est aussi légitime.»