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Violence conjugale: menacée de se faire «passer dessus» et de se faire violer

Jimmy Bossé-Dolbec, 29 ans, écope de six mois de prison pour avoir commis des voies de fait causant des lésions à sa copine en plus de la séquestrer et de la menacer de mort.
Photo tirée de Facebook Jimmy Bossé-Dolbec, 29 ans, écope de six mois de prison pour avoir commis des voies de fait causant des lésions à sa copine en plus de la séquestrer et de la menacer de mort.

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Un tatoueur de Rivière-du-Loup qui a commis des voies de fait causant des lésions à sa copine en plus de la séquestrer et de la menacer de mort a écopé, vendredi, d’une peine de six mois d’emprisonnement.

Jimmy Bossé-Dolbec, 29 ans, était en couple avec sa petite amie depuis un peu plus d’un an lorsque les événements se sont produits.

Selon ce qu’a relaté le juge Jean Asselin, la relation amoureuse entre les deux individus a toujours été houleuse et malsaine, empreinte de violence de part et d’autre.

Sadomasochisme

« Le couple pratiquait le sadomasochisme et s’exprimait beaucoup à travers une relation dominant dominée », a ajouté le magistrat.

Le soir du 17 avril, à la suite d’une bisbille, Bossé-Dolbec a pris les mouches et a séquestré la jeune femme. « Il lui a alors mentionné que des hommes viendront la violer et il a ajouté : on va tous te passer dessus. Attachée sur le divan-lit, il l’a frappée sur les cuisses, les jambes et les bras. La victime pleure et elle lui demande de cesser », a dit le président du tribunal.

L’intervention d’un voisin est venue mettre un terme à la séance de torture qui s’est soldée par l’arrestation de Bossé-Dolbec.

Un danger

Remis en liberté, il s’est fait reprendre quelques jours plus tard, à Québec, alors qu’il se trouvait en compagnie de sa victime, avec qui il avait un interdit de contact.

« Il a revu la jeune femme à la demande de cette dernière, et ce, même s’il ne pouvait le faire. Au surplus, les policiers ont trouvé sur lui des méthamphétamines et une arme blanche », a mentionné le juge.

Estimant que l’accusé représentait toujours un danger pour sa victime et que la « société ne pouvait tolérer ce genre de comportement », le juge Asselin a décidé d’imposer une peine d’emprisonnement ferme de six mois.