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Coq-à-l’âne

Coq-à-l’âne
Illustration Nathalie Samson

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Il y a de ces rencontres qui changent nos vies. La semaine dernière, j’ai eu comme une attaque de boutons sur le front. J’en avais tellement que même les ados me prenaient en pitié.

Certains me disaient que c’était parce que je m’étais entraîné en vélo pendant la canicule. D’autres me disaient que je travaillais trop. C’est vrai que mon stress est dans le tapis ces temps-ci et que mon horaire est un peu fou. J’ai écouté mon corps, pris le temps de relaxer, mais rien à faire, j’avais toujours mes boutons dans le front

Et là, j’ai eu ce genre de discussion qui change ta vie, qui te fait voir les choses différemment. Une amie m’a dit : tu sais, Max, que c’est important de désin­fecter ton casque de vélo de temps en temps !

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C’est la finale de la Coupe du monde ce week-end et je n’ai malheureusement pas pu regarder autant de matchs que j’aurais voulu. J’aime bien le foot comme on dit dans le Vieux Continent, mais je vous avoue que cette Coupe du monde fut très difficile à regarder. Je sais que ça fait partie de la game de vouloir influencer l’arbitre, mais le festival des plongeons et des fausses blessures est carrément pathétique.

Je peux même pas croire que ces hommes-là n’ont pas honte de se voir à la télé en train de livrer une atroce performance de souffre-douleur. Certains grimaçaient tellement que je me suis dit que la seule option qui restait, c’était de les endormir directement sur le terrain comme un vieux chat chez le vétérinaire.

Drôle de voir que pendant que les joueurs de hockey de la LNH s’arrachent une dent sur le banc entre deux shifts, les ballerines du soccer font des triples saltos quand le défenseur fait juste leur souffler dans le cou. En même temps, c’est drôle, mais lorsqu’ils marquent un but et que toute leur équipe leur saute dessus, ils n’ont aucune difficulté à rester debout.

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Grand moment de nostalgie par chez nous... Le dernier club vidéo de St-Sauveur dans les Laurentides ferme ses portes. Oui, j’imagine que c’est une forme de coming out, mais j’aimais encore ça aller au club vidéo.

Mes chums riaient de moi à chaque fois, me disaient que je vivais dans le passé. Le plus ridicule, c’est que même lorsque je pouvais les garder pendant 7 jours, je trouvais une façon de les rapporter en retard.

Oui, comme tout le monde, je suis majoritairement sur Netflix­­­. Quand je suis en ville, je commande les films à la carte, mais quand je suis au chalet, je préfère aller louer mes films. Je ne sais pas pourquoi, ça fait partie du concept chalet, comme les guimauves sur le bord du feu et la baignade dans l’eau dès que tu te lèves.

Quand je savais pas quoi louer, j’y allais avec les suggestions du staff tout en achetant trop de bonbons. Donc oui, c’est la fin d’une époque, un autre morceau de notre enfance qui disparaît, tout comme les magasins de disques.

Bon, j’arrête ça ici, car plus j’écris plus j’ai l’impression de me transformer en fossile.