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Un avion historique à Longueuil

Première visite ouverte au public au Canada d’un des deux seuls B-29 encore en état de marche

Le pilote Bill Goeken et Michel Fréchette, seul Canadien à faire partie de l’équipage dans le cockpit de FIFI.
Photo Alexandre Moranville-Ouellet Le pilote Bill Goeken et Michel Fréchette, seul Canadien à faire partie de l’équipage dans le cockpit de FIFI.

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Un bombardier B-29 Superfortress, un type d’avion célèbre pour avoir largué la bombe nucléaire sur Hiroshima lors de la Deuxième Guerre mondiale, est en visite à l’aéroport de Saint-Hubert où les amateurs d’aviation pourront le visiter cette semaine.

Il s’agit de la première visite ouverte au public en sol canadien pour l’aéroplane baptisé FIFI.

Propriété de la Commemorative Air Force (CAF) des États-Unis, l’appareil agit comme un véritable musée volant en se promenant de ville en ville. Modèle rarissime, ils ne sont que deux du genre à être toujours en état de vol.

Le B-29 surnommé FIFI est arrivé lundi matin à l’aéroport de Saint-Hubert.
Photo Alexandre Moranville-Ouellet
Le B-29 surnommé FIFI est arrivé lundi matin à l’aéroport de Saint-Hubert.

Le B-29 est l’un des plus gros avions mis en service par les alliés lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Baptisé Superfortress en raison de son allure de véritable forteresse volante, ce bombardier stratégique de haute altitude était technologiquement avancé pour son époque avec sa cabine pressurisée et ses tourelles contrôlées à distance.

L’appareil présent à l’aéroport de Saint-Hubert n’a cependant jamais connu le combat, puisqu’il a été mis en service peu de temps après la fin du conflit, en 1945. Destiné à l’entraînement des soldats durant la guerre de Corée, l’appareil fut par la suite abandonné dans la base aéronavale de China Lake, en Californie, avant d’être remis en état de vol par la Commemorative Air Force dans les années 1970.

L’équipage doit ramper dans un étroit tunnel de plusieurs mètres afin de se déplacer du cockpit à l’arrière de l’appareil.
Photo Alexandre Moranville-Ouellet
L’équipage doit ramper dans un étroit tunnel de plusieurs mètres afin de se déplacer du cockpit à l’arrière de l’appareil.

10 000 $ de l’heure

Or, faire voler une pièce historique de cette taille et de cet âge coûte très cher. « Près de 400 gallons d’essence sont consommés par les quatre moteurs de l’appareil en une heure, décrit le directeur de tournée de la CAF Don Boccaccio. En comptant les frais de maintenance, il en coûte près de 10 000 $ US pour le faire tourner durant une heure. »

Être aux commandes d’un bombardier militaire ayant plus d’une soixantaine d’années n’est pas à la portée de tout le monde. Seule une dizaine de pilotes détiennent les accréditations nécessaires pour le piloter.

« Il faut être capable de véritablement maîtriser ce genre d’appareil, souligne Bill Goeken, pilote du bombardier pour sa visite en sol canadien.

Ceux qui le souhaitent peuvent réserver une visite à bord ou encore l’expérience d’un tour en vol du FIFI lors de son passage à Saint-Hubert.


► Les visites auront lieu de 9 h à 17 h du 18 au 20 juillet et de 12 h à 17 h les 21 et 22 juillet, tandis que les tours se feront de 9 h à 10 h 30 les 21 et 22 juillet.