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Une star Instagram de Québec inconnue du grand public

Myriam Lemay a plus de 192 000 abonnés à ses photos

Myriam Lemay dit qu’elle peut aujourd’hui vivre d’Instagram. Elle a obtenu de gros contrats de compagnies.
Photo Jean-François Desgagnés Myriam Lemay dit qu’elle peut aujourd’hui vivre d’Instagram. Elle a obtenu de gros contrats de compagnies.

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Inconnue du grand public, l’instagrameuse la plus populaire de Québec est une discrète serveuse de 21 ans qui rejoint maintenant près de 200 000 abonnés grâce aux photos et aux «story» qu’elle publie chaque jour comme si elle gérait une PME.

Il y a trois ans, Myriam Lemay s’ouvrait un compte Instagram un peu comme tous les jeunes de sa génération le faisaient à ce moment.

Attirant rapidement quelque 3000 abonnés, Myriam a rencontré son copain, habile avec les médias sociaux, qui l’a convaincue de développer sa personnalité Instagram dans le but d’en tirer des bénéfices comme influenceuse.

Grâce à cette photo qui a reçu près de 7000 « j’aime », la jeune femme a gagné en popularité sur Instagram.
Photo Instagram
Grâce à cette photo qui a reçu près de 7000 « j’aime », la jeune femme a gagné en popularité sur Instagram.

«La photo qui a vraiment “poppé”, c’est une photo de moi en bikini quand j’étais au Mexique avec mon copain.» Avec près de 7000 «j’aime», le nombre d’abonnés de Myriam a explosé, passant rapidement à 15 000 personnes.

«Sur Instagram, pour monter, il faut que tu te démarques de tous les autres», lance la jeune femme.

Elle s’est donc attardée à mettre de plus en plus de contenu, toujours sans inonder sa page ou être redondante afin de poursuivre son expansion.

«Je crée une histoire, je crée du contenu », explique celle qui partage son quotidien en y incluant, il faut le dire, des vêtements ou encore des activités provenant de commanditaires. « Je suis quelqu’un qui ne se maquille pas beaucoup, je suis naturelle, alors je faisais des vidéos de mon visage pour dire c’est quoi les crèmes que j’utilisais», explique-t-elle.

Myriam Lemay dit qu’elle peut aujourd’hui vivre d’Instagram. Elle a obtenu de gros contrats de compagnies.
Photo Jean-François Desgagnés

Des contrats

Lorsqu’elle a atteint 20 000 abonnés, les entreprises de mode ont rapidement courtisé Myriam qui a eu son premier gros contrat avec Laurier Montréal, se rendant en Islande pour faire la promotion d’un shampoing.

«Là, ç’a commencé, j’ai voyagé à cause de mon Instagram», explique celle qui doit se rendre en Tunisie prochainement.

Myriam Lemay publie une ou deux photos par jour en plus de nombreuses « story ». Certaines photos peuvent atteindre 20 000 « j’aime ».
Photo Instagram
Myriam Lemay publie une ou deux photos par jour en plus de nombreuses « story ». Certaines photos peuvent atteindre 20 000 « j’aime ».

Myriam parle aujourd’hui d’un travail à temps plein ou presque. «Je peux vivre de mon Instagram», indique celle qui ne veut toutefois pas s’arrêter là en ayant dans ses cartons le lancement d’une entreprise de produits pour le visage.

«Au début, c’était plus pour l’argent», admet l’instagrameuse. Aujourd’hui, elle affirme être plus sélective. «Je veux vraiment que ça me représente, si ça ne me représente pas, même si c’est payé 25 000 $, je ne vais pas accepter.»

Myriam Lemay dit qu’elle peut aujourd’hui vivre d’Instagram. Elle a obtenu de gros contrats de compagnies.
Photo Jean-François Desgagnés

Jugement et personnalité publique

Avec plus de 192 000 abonnés, Myriam Lemay réalise qu’elle est maintenant une personnalité publique, même si personne ne l’a jamais vue à la télévision. À titre d’exemple, elle a presque autant d’abonnés que Katherine Levac (196 K), Cœur de pirate (208 K) ou Véronique Cloutier (200 K). Eugenie Bouchard (1,7 M), Élisabeth Rioux (1,6 M) et Maripier Morin (491K) sont parmi les Québécoises les plus suivies.

«Je ne suis pas une insta-babe», lance toutefois Myriam qui souhaite porter un message qui va au-delà de la beauté.

C’est aussi pour cette raison qu’elle ne cache pas avoir eu une augmentation mammaire en prenant soin d’expliquer les raisons de ce choix.

Myriam Lemay dit qu’elle peut aujourd’hui vivre d’Instagram. Elle a obtenu de gros contrats de compagnies.
Photo Jean-François Desgagnés

«Moi, j’ai eu mes règles à huit ans, mes seins n’ont pas poussé, pour moi c’était un handicap», lance celle qui affirme avoir été intimidée au secondaire, se faisant notamment appeler «la planche».

La jeune femme qui répète n’être «partie de rien» se dit donc fière de ce qu’elle a accompli avec sa petite PME. «Je suis fière de ça», termine celle qui voit sa popularité comme un tremplin.