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Ils veulent réinventer le transport de médicaments

Le prototype permettrait le transport réfrigéré

Neuf étudiants de l’Université de Sherbrooke ont mis sur pied un prototype de drone muni d’un compartiment réfrigéré qui permettrait à terme de transporter jusqu’à 2400 doses de vaccin sur 70 kilomètres.
Photos courtoisie, Projet Cigogne Drone Neuf étudiants de l’Université de Sherbrooke ont mis sur pied un prototype de drone muni d’un compartiment réfrigéré qui permettrait à terme de transporter jusqu’à 2400 doses de vaccin sur 70 kilomètres.

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Un groupe de finissants de l’Université de Sherbrooke espère réinventer la façon d’acheminer des médicaments en zone sinistrée. Ils ont développé un prototype de drone muni d’un compartiment réfrigéré qui attire déjà l’attention d’organismes humanitaires et de nombreuses entreprises.

Croquis Projet Cigogne Drone.
Photos courtoisie, Projet Cigogne Drone
Croquis Projet Cigogne Drone.

Les neuf étudiants en génie mécanique ont modifié un drone de type hélicoptère pour le rendre entièrement autonome. L’élément distinctif qui y est intégré est un compartiment réfrigéré qui permettrait à terme de transporter jusqu’à 2400 doses de vaccin sur 70 kilomètres.

Moins coûteux à faire voler qu’un hélicoptère et moins contraignant à déplacer qu’un camion, l’appareil est destiné à se rendre jusqu’à des endroits difficiles d’accès ou coupés du monde après une catastrophe naturelle.

« On avait un intérêt pour les drones et pour l’humanitaire. Après une conférence de la Croix-Rouge, on a réalisé qu’il y avait un besoin et un intérêt pour le transport de vaccins dans les zones inaccessibles », explique Alexis Chabot-Tremblay, un membre de l’équipe.

« Idéalement, d’ici deux ou trois ans, on pourrait le voir sur le terrain. Il y a un bon intérêt de part et d’autre, dont celui de la Croix-Rouge », affirme l’étudiant de 26 ans.

En plus du soutien de la Croix-Rouge et d’élus provinciaux, de nombreuses entreprises parrainent le projet, y compris Biron Groupe Santé et Bell Flight, un manufacturier d’hélicoptères commerciaux et militaires.

« Il n’y a rien qui existe de semblable pour le transport médical par un drone. Mis à part pour filmer ou pour livrer des poches de sang, il n’y a rien », explique Alexis Chabot-Tremblay.

Pas au Canada

Si le groupe a des visées canadiennes, notamment le transport d’échantillons entre laboratoires, ses aspirations sont toutefois freinées pour le moment. La Loi sur l’aéronautique interdit le vol de tout appareil non habité, sauf selon certaines conditions.

« Au Canada, on ne peut pas faire voler un drone qui n’est pas à vue », indique Vincent Plante, en expliquant que l’appareil du Projet Cigogne quitte rapidement le champ de vision avec une autonomie qui lui permet d’aller jusqu’à 70 kilomètres.

« Il faudrait un changement de loi, poursuit-il. On a commencé le projet et on s’est dit que peut-être, dans les deux ou trois années suivantes, il y aurait moins de législations en lien avec les drones. Finalement, c’est encore plus strict. Ça fait vraiment en sorte que les drones restent récréatifs. »