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Les bons et les moins bons

Les Braves d’Atlanta connaissent une saison bien au-delà des attentes.
Photo AFP Les Braves d’Atlanta connaissent une saison bien au-delà des attentes.

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Le match des étoiles est chose du passé. Alors que les équipes du baseball majeur se trouvent dans le dernier droit où habituellement on sépare les vrais aspirants aux grands honneurs des utopistes, jetons ensemble un regard critique sur les événements de la première tranche du calendrier.

D’abord, les déceptions.

Les Nationals de Washington viennent en tête de liste. Dommage pour leur nouveau gérant, Dave Martinez, mais avec un personnel de lanceurs partants aussi doués et avec des joueurs d’impact comme Bryce Harper et Trea Turner, il est inconcevable que cette équipe n’ait pu se tenir à la portée des Braves d’Atlanta et des Phillies de Philadelphie. Il est vrai que leurs releveurs ne sont pas les meilleurs, mais encore là, les Nationals constituent une grosse déception.

Les Twins du Minnesota semblaient destinés à rivaliser avec les Indians de Cleveland, mais cela ne s’est pas matérialisé. Après tout, n’avaient-ils pas gagné 85 matchs l’an dernier ? Et ils pouvaient compter sur un personnel de jeunes joueurs talentueux en 2018. Si Paul Molitor ne parvient pas à redresser sa barque d’ici la fin du calendrier, son poste pourrait être en danger.

Il ne faudrait pas oublier les Blue Jays de Toronto, dans cette catégorie. Je reconnais qu’ils ont été éprouvés par les blessures, mais quand même ! Il est possible que les dirigeants aient refusé de bouger, anticipant l’arrivée de plusieurs jeunes fort prometteurs, comme Vladimir Guerrero Jr, Bo Bichette et quelques autres d’ici un an ou deux, mais leur stratégie a tourné au vinaigre.

Et que dire des Mets de New York ? Après un départ canon en avril, leur ballon s’est rapidement dégonflé en mai. Certes, il y a eu des blessés, mais il est désolant de voir des lanceurs comme Jacob deGrom, Noah Syndergaard et leur excellent releveur Jeurys Familia être délaissés par une attaque aussi anémique.

Sacrés Braves !

Et maintenant, les heureuses surprises.

Les Braves d’Atlanta viennent au sommet de la liste. Non en raison de la déconfiture des Nationals, mais par un regain de vie incroyable. L’arrivée d’Alex Anthopoulos n’est sûrement pas étrangère à leur succès. Les éléments étaient en place, mais on ne s’attendait pas à une telle poussée avant l’an prochain.

Tout comme celle des Phillies d’ailleurs. On prévoyait que cette équipe allait jouer des coudes en 2019, mais leurs jeunes joueurs, aidés par l’addition de Jake Arrieta et l’éclosion du jeune Aaron Nola, en font une équipe qui vogue vers les séries.

Par ailleurs, les Mariners de Seattle semblent trouver le moyen d’ignorer les tuiles qui leur tombent sur la tête, comme la perte de Robinson Cano, suspendu en raison de son usage de produits prohibés. Ils forment la seule équipe qui puisse rivaliser avec les Astros. Il sera intéressant de voir s’ils ajouteront du renfort sous peu.

Évidemment, il ne faut pas oublier les Yankees de New York. Ces « Damn Yankees » regorgent de jeunes talents, et l’addition de Giancarlo Stanton leur a valu de reprendre leur réputation des Bombardiers du Bronx. Un peu à l’image des Braves et des Phillies, on ne s’attendait pas à une éclosion aussi hâtive de cette équipe. Il leur manque seulement un lanceur partant ou deux pour tenir tête aux Red Sox jusqu’au bout.

Parlant des Red Sox, Dave Dombrowski a réussi à trouver la pièce qui manquait pour compléter son casse-tête en embauchant le redoutable cogneur qu’est J.D. Martinez.

Énigmes

Parlons des Dodgers de Los Angeles, qui connaissent une saison en dents de scie. Tantôt on les élimine de la course, tantôt on les replace parmi les candidats logiques aux grands honneurs. Avec le retour en santé de Clayton Kershaw, la renaissance de Matt Kemp, l’addition de Manny Machado et l’éclosion du jeune Max Muncey, les autres équipes de leur division n’ont qu’à bien se tenir.

Les Giants de San Francisco sont aussi dans le même moule. Ils traversent un creux de vague seulement pour refaire surface et peuvent mêler les cartes, tout comme les Rockies du Colorado, alors que les Diamondbacks de l’Arizona ont du pain sur la planche pour résister aux assauts qui viennent de tous côtés.

Somme toute, la deuxième tranche de calendrier sera fertile en émotions.

Fernandez : encore et toujours Toronto

Rickey Henderson a joué durant 25 saisons dans les majeures et il a porté les couleurs de neuf équipes. Ce qui est particulier, c’est qu’il a porté l’uniforme des A’s d’Oakland en quatre occasions. Il n’est pas le seul dans cette situation, car Tony Fernandez, qui a joué durant 17 ans dans les majeures, a porté les couleurs des Blue Jays de Toronto en quatre occasions, soit de 1983 à 1990, en 1993, en 1998-1999 ainsi qu’en 2001. Le sympathique joueur d’avant-champ revendique aussi l’honneur d’avoir été le premier joueur de l’histoire des Jays à réussir au moins 200 coups sûrs en une saison, soit 213 en 1986.

Pearce : tour complet

Lorsque les Blue Jays de Toronto ont échangé le joueur d’utilité Steve Pearce aux Red Sox de Boston, il est devenu le sixième joueur à avoir porté les couleurs de toutes les équipes d’une même division. Pearce a joué avec les Yankees en 2012, deux fois avec les Orioles, soit de 2013 à 2015 et en 2016, avec les Blue Jays en 2017 et 2018 et les Red Sox en 2018. Les autres sont Matt Herges (division Ouest, LN), Cesar Izturis (division Centrale, LN), Steve Finley (division Ouest, LN) ; Kelly Johnson (division Est, LA) et Mark McLemore (division Ouest, LA).

Le château de Jeter

La décision de Derek Jeter de devenir actionnaire des Marlins de Miami est possiblement une décision qui coûte cher. En effet, l’ancien capitaine des Yankees a décidé de mettre en vente sa résidence de Greenwood Lake, N.Y., pour la modique somme de 14,75 M$ ! Ce qu’on appelait le château de Jeter a été construit il y a 115 ans. C’est une propriété de quatre acres face au lac. La propriété est ceinturée d’un mur de pierres haut de six pieds. On y trouve deux salles de conférence, 12 salles de bains, 5 cuisines, dont une à l’extérieur.

Radatz... intouchable !

Le rôle des releveurs a grandement évolué au cours des années. De nos jours, une équipe a souvent ses spécialistes pour chacune des 7e, 8e et 9e manches. Mais en 1964, alors qu’il était avec les Tigers de Detroit, Dick Radatz, surnommé « le Monstre », avait retiré 181 frappeurs sur trois prises en 79 sorties, comme releveur. Cela constitue un record pour un lanceur qui n’a effectué aucun départ dans une même saison. Radatz avait passé 157 manches au monticule cette année-là. Cette saison, le jeune releveur gaucher Josh Hader, des Brewers de Milwaukee, a retiré 83 frappeurs au bâton en 44 manches et deux tiers lors de ses 29 premières sorties.