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«Odysseo», une poésie toujours intacte

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MONTRÉAL | Sept ans après sa création, «Odysseo» de Cavalia reste une épopée fantastique et magique qui laisse le cheval vivre au rythme de ses émotions. Lors de la première, mercredi soir, sous le Grand Chapiteau Blanc, installé au coin des rues Sainte-Catherine et Delorimier, le public a su garder son cœur d’enfant en s’émerveillant devant les prouesses des 70 chevaux et des 50 artistes.

Dès l’ouverture du rideau, un immense écran panoramique, en fond de scène, nous plonge instantanément dans une forêt virtuelle où des chevaux s’ébrouent en liberté, arrivant les uns après les autres. La beauté des animaux, leur communication subtile et l’enchantement que procurent leur calme et leur douceur ont un effet immédiat sur les spectateurs. Les chevaux semblent nous donner accès à un monde féerique et délicat.

Une troupe d'acrobates investissent ensuite la piste en exécutant des figures surréalistes. Les corps virevoltent, montent sur les uns sur les autres, basculent, sautent dans tous les sens et à rythme soutenu, avant d’atterrir sur leurs pieds avec un grand sourire. Leur agilité et leur flexibilité sont impressionnantes. Le numéro de poste hongroise qui suit est tout aussi féerique.

Dans un décor peuplé de statues de l’île de Pâques virtuelles, Sylvia Zerbini exécute ensuite l'un des numéros les plus émouvants du spectacle. Par sa seule voix, elle dirige douze chevaux en liberté. Le soir de la première, la moitié d’entre eux en était seulement à leur seconde représentation devant public. C’est un numéro de pure poésie durant lequel le temps s’arrête, où l'on ne peut qu’admirer la spontanéité et l’élégance de ces magnifiques chevaux.

Un lac bucolique

En seconde partie, une immense chute se déploie en projection de fond de scène alors qu’un lac prend possession de la piste. Une cavalière avec son splendide cheval fait des ronds dans l’eau, rapidement rejoint par d’autres chevaux en liberté.

Alors que les chevaux sont lancés au galop, au milieu de l’eau, d’un bout à l’autre de la piste, les athlètes font des prouesses en voltige, en se mettant couché, debout, la tête à l'envers, en courant à côté, sur une jambe... Un numéro exceptionnel parfaitement exécuté.

Au final, même si les humains qui font partie du spectacle sont tous des artistes exceptionnels et de haut niveau, les 70 chevaux de la troupe volent évidemment le show, en étant juste au naturel.
«Odysseo» sera présenté au pied du pont Jacques-Cartier, à Montréal, jusqu’au 3 septembre. Toutes les informations se trouvent sur le site cavalia.com.

Tapis rouge d'«Odysseo»: une première arrosée!

 
Malgré la météo capricieuse, le chapiteau de Cavalia avait revêtu ses plus beaux atours, mercredi soir, pour la première du spectacle «Odysseo», qui est de retour à Montréal pour une dernière fois.
 
La foule des grands jours se pressait à l'intérieur du chapiteau VIP, où les invités pouvaient prendre un verre et manger quelques bouchées avant d'assister la représentation. Il était également possible d'admirer, et même d'acheter la vingtaine de tableaux représentant des chevaux, de la comédienne Brigitte Lafleur.
 
Réal Béland et ses filles
 
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Réal Béland se présente rarement sur les tapis rouges, mais il a fait une exception à la demande de ses filles. «J'ai quatre filles et elles aiment les chevaux. Elles ont déjà suivi des cours d'équitation. On habite dans les Laurentides et il y a pas mal de camps de vacances de chevaux dans le coin», a-t-il expliqué.

 
Dorothée Berryman et Yan Rompré
 
Les deux amis se sont connus grâce au théâtre. «J'ai monté la pièce "La ménagerie de verre", en 2014, et Dorothée a joué dedans. Depuis, on est devenus des amis», a indiqué le comédien. «Parfois, on vit des moments extraordinaires sur des projets et, puis, chacun part de son côté après. Avec Yan, on continue de se fréquenter. On va au musée ou voir des spectacles ensemble», s'est amusée Dorothée Berryman.
 
Maxime Landry
 

Amoureux des chevaux, Maxime Landry est toujours content de voir un spectacle de Cavalia. «J'ai toujours mon cheval, qui est en pension chez des amis. Il me manque beaucoup.» Les chevaux évoquent aussi beaucoup de choses heureuses pour le chanteur. «J'ai un sentiment d'appartenance avec l'écurie et la terre où j'ai grandi. C'est aussi une passion que je partageais avec mon père et c'est quelque chose qui nous lie encore. C'est sûr que, pendant le spectacle, je vais penser à lui.»

 
Bianca Gervais avec sa fille et sa mère
 
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

C'était une sortie de trois générations différentes pour Bianca Gervais, sa fille Liv et sa maman. «On est venu parce que Liv n'a jamais vu de cirque, a indiqué la comédienne. On a regardé des vidéos sur YouTube. Elle aime beaucoup les pouliches, les licornes et les chevaux. On est pas mal dans son univers.»

 
Sophie Desmarais
 
Accompagnée de sa filleule, Marilou, 10 ans, Sophie Desmarais assistait à un spectacle de Cavalia pour la première fois. «On se fait une sortie de filles, ce soir. On aime beaucoup les chevaux et on est surtout excité de pouvoir aller les caresser dans les écuries, après le spectacle.»
 
Dominique Bertrand et Denise Robert
 
Même si elle a peur des chevaux, suite à une chute dans sa jeunesse, Dominique Bertrand les trouve majestueux. «En plus, le cheval sert l'homme depuis tellement longtemps, c'est incroyable. C'est un animal résiliant et fidèle.» Denise Robert ne tarissait pas d'éloges non plus. «C'est majestueux, grandiose et d'une poésie incroyable. C'est probablement le meilleur spectacle au monde.»
 
Patricia Paquin, Louis-François Marcotte et leurs enfants
 
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Patricia Paquin et son conjoint sont actuellement en rénovations majeures de la maison qu'ils viennent d'acheter à la campagne. «On va déménager à la rentrée pour faciliter le changement d'école de Benjamin et de Gabriel, a indiqué l'animatrice. Ironiquement, en trente ans de carrière cet automne, je n'ai strictement aucun projet professionnel. Ça me permet finalement de pouvoir orchestrer tous ces changements dans nos vies.» Même s'ils avaient déjà vu le spectacle, les enfants du couple ont souhaité le revoir. «On est surtout venu pour les enfants. D'ailleurs, dans une seconde phase dans notre nouvelle maison, on a prévu d'avoir des biquettes, et peut-être même des chevaux.»