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Des employés mexicains pour combler le manque de main-d’œuvre dans les restaurants de Québec

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QUÉBEC | Le Café-Terrasse La Nouvelle-France, un restaurant de Québec, a pallié son manque de main-d'œuvre avec la venue de six travailleurs mexicains. Jusqu'à présent, le propriétaire de l'établissement et les nouveaux employés sont comblés.

Ils sont venus de Playa del Carmen, une destination bien connue des Québécois, pour cuisiner.

«Je crois que c'est le meilleur travail que j'ai eu», a lancé d'entrée de jeu Daniella Ivanka-Hernandez, une jeune cuisinière de 23 ans.

Cinq autres de ses collègues mexicains et elle viennent mettre la main à la pâte au Café-Terrasse La Nouvelle-France, qui comme plusieurs autres restaurants, manque cruellement de main d'œuvre.

«C'est magique, a souligné jeudi le propriétaire de l'établissement, Kevin Quinn. C'est un peuple qui est très joyeux. Ils sont toujours de bonne humeur et ils sont toujours heureux d'aller travailler. En 40 ans à travailler en restauration, ça fait très longtemps que j'ai vu ça.»

Il s'agit d'une belle expérience pour ces Mexicaines, diplômées de l'université en cuisine.

«Au Mexique, je travaillais 90 heures par semaine et je n'étais payée que 40 heures. Ici, toutes mes heures sont payées et le patron nous a donné des uniformes, il nous a beaucoup aidées», a soutenu Daniella, avec une aisance impressionnante en français.

«J'ai déjà fait un stage de six mois dans un restaurant en France», a-t-elle expliqué.

Sa collègue Gabriella Lopez a renchéri. «J'ai trouvé un travail où tout le monde est gentil, amical. C'est comme une famille!» a-t-elle dit.

Pour le chef cuisinier de l'établissement, c'est également un soupir de soulagement. «Ils ont une très bonne formation de base. Ils sont surprenants. Après une journée de "rush" en cuisine, ils ont livré la marchandise», s’est réjoui Vincent Carrier, qui avoue quand même que la barrière de la langue puisse parfois ralentir le processus d'apprentissage de la mécanique de cette cuisine, sans toutefois être insurmontable.

Qui dit nouvel environnement de travail, dit également nouveaux collègues. C'est une nouvelle dynamique pour les employés qui ont de l'ancienneté.

«On les adore! Ils sont travaillants, gentils et polis», a indiqué Yvon Maurice, un employé à la plonge.

Cette initiative du Café-Terrasse La Nouvelle-France fait d'ailleurs des envieux dans le domaine. «J'ai reçu une dizaine d'appels, de textos et de courriels de gens qui veulent savoir comment j'ai fait pour les attirer. Même du Bas-Saint-Laurent», a dit Kevin Quinn.

Le propriétaire estime que les démarches pour faire venir ces travailleurs lui coûteront en fin de compte au moins 3000 $ par employé. Pour lui, le jeu en vaut la chandelle.