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Les dentistes du Québec ne pourront pas se désaffilier

Gaétan Barrette, Ministre de la Santé
Photo Simon Clark Gaétan Barrette, Ministre de la Santé

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a empêché les dentistes du Québec jeudi de se désaffilier du régime public pendant les deux prochaines années, alors que 2000 dentistes menaçaient de le faire.

« Je pense que c’est la chose à faire. Je ne peux pas accepter, moi, que [certains patients] soient pris en otage sur la base d’une négociation, alors que la négociation peut très bien se faire sans [une menace de désaffiliation] », a indiqué le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, lors d’une mêlée de presse.

Quelques heures auparavant, 2000 chirurgiens-dentistes mécontents des négociations avec le gouvernement avaient déposé un avis de désaffiliation qui devait prendre effet dans les 30 jours suivants.

Si les chirurgiens-dentistes avaient mis leur menace à exécution, c’est 630 000 patients qui auraient dû payer la totalité de leurs services dentaires dans 30 jours.

Le régime public de soins dentaires couvre actuellement plusieurs services dentaires pour les enfants de moins de 10 ans et les prestataires d’une aide financière de dernier recours (l’aide sociale), comme les examens annuels, le nettoyage et les réparations.

Le ministre a toutefois signé la journée même un arrêté ministériel qui bloque toutes possibilités pour les chirurgiens-dentistes de se désaffilier pour les deux prochaines années.

À l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ), on s’est borné à dire jeudi que leurs avocats analysaient leurs options.

Litige

Les négociations actuelles entre les chirurgiens-dentistes et le gouvernement portent sur le montant que devraient toucher les dentistes pour les soins remboursés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Selon l’ACDQ, les soins que les dentistes promulguent aux enfants de moins de 10 ans et aux assistés sociaux sont remboursés par le régime public à un tarif 20 % moins élevé que les soins payés par la population en général.

Le regroupement affirme que leur objectif est d’obtenir un remboursement plus près des coûts réels, mais que ces frais n’ont pas été renégociés depuis 2015.

Le cabinet du ministre a réagi en disant qu’il trouvait « dommage que l’ACDQ véhicule des messages erronés sur la place publique en pleine négociation. Nous demandons à l’ACDQ de nous faire le dépôt de leurs demandes finales et priorisées, tel qu’il a été convenu avec cette dernière ».

– Avec la collaboration de l’Agence QMI