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Pétition au Séminaire des Pères Maristes: le C.A. réagira sous peu

Pétition au Séminaire des Pères Maristes: le C.A. réagira sous peu
Capture d'écran Google Maps

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Le Séminaire des Pères Maristes réagira prochainement à la pétition qui a été lancée afin d'empêcher que les six garçons arrêtés pour avoir partagé des photos explicites de camarades de classe puissent réintégrer l’établissement privé en septembre.

C'est ce que soutient le père Jacques Arguin, membre du conseil d’administration du Séminaire à qui s’adresse la pétition.

L'organisation n'a pas encore réagi à la pétition mise en ligne plus tôt cette semaine.

On demande notamment au C.A., dans le texte de la pétition lancée par l’organisme Québec contre les violences sexuelles, de «prendre tous les moyens nécessaires afin d’éviter que les garçons mis en cause dans cette affaire ne retournent au Séminaire à titre d’élèves à compter d’août 2018, et ce, peu importe le résultat de l’enquête policière dont ils font l’objet».

«La pétition demande d’inverser les décisions. Je ne sais pas si cela est possible», indique le père Arguin, admettant du même coup qu’il n’avait pas encore pris connaissance du texte de la pétition.

«J’attends de voir ça, j’attends de voir les signatures, de quel organisme ça vient, tout ça», poursuit-il.

Quoi qu’il en soit, l’administrateur a indiqué au Journal qu’il y aurait assurément un suivi de cette pétition dans des délais «rapides».

«Pas dans trois semaines ou un mois, mais promptement», indique le père Arguin.

«Le conseil d’administration va réagir, il y aura de quoi qui sera dit, même écrit, probablement. Je ne peux pas dire quoi. On va regarder ça sérieusement et nous allons réagir», insiste-t-il.

Invité à commenter les événements, le père Arguin s’est montré prudent.

«Ça va aller en cour, il y a eu des arrestations. À ce sujet, j’ai de la misère à vous parler», lance-t-il.

Il a toutefois appelé la population à faire preuve de pondération.

«Il ne faut pas oublier une chose: ce sont des enfants. Parfois, nous avons des critères d’adulte pour juger ça. Je ne veux pas déresponsabiliser une partie ou une autre, mais je trouve que l’on regarde ça avec des yeux d’adulte, beaucoup, alors que ce sont des enfants», termine-t-il.