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Procès d’un ex-policier pour trafic de cocaïne

Il est aussi accusé d’utilisation non justifiée d’un ordinateur

Jean-Bernard Lajoie
Photo d'archives Jean-Bernard Lajoie

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Un ex-policier congédié par le Service de police de Québec aurait utilisé illégalement le Centre de renseignement policier du Québec (CRPQ) à plus d’une trentaine de reprises afin de faire une vérification sur lui-même ainsi que sur des personnes avec qui il était en relation.

Accusé de trafic de cocaïne, d’abus de confiance ainsi que d’utilisation non justifiée d’un ordinateur, l’ex-policier de Québec Jean-Bernard Lajoie a vu son procès s’ouvrir lundi.

D’entrée de jeu, il a été question de l’utilisation qui aurait été non justifiée du logiciel CRPQ, qui permet aux policiers de vérifier l’ensemble des informations d’un individu lors d’une interception.

Accessible au moyen d’un mot de passe unique à chacun des policiers québécois, il leur est cependant interdit d’utiliser le CRPQ à des fins personnelles.

Or, l’enquête des affaires internes du SPVQ a démontré que Lajoie avait procédé à une vérification sur sa personne, et ce, sans raison justifiée, 29 fois entre 2012 et 2015.

Plus encore, il a fait plusieurs vérifications au centre de renseignement policier afin « d’obtenir le plus d’informations possible » que détenait la police sur trois personnes avec qui il a eu des relations intimes.

Selon Jean Trudel, responsable des affaires internes du SPVQ, l’ex-policier congédié en mai 2015 n’avait aucune raison d’aller chercher ces informations.

Possession de drogue

Deux femmes sont également venues témoigner, disant que l’ex-policier Lajoie les avait invitées à son condo de Beauport, où ils auraient consommé de la cocaïne en plus d’avoir des relations sexuelles.

Selon la preuve, l’une des femmes avait 17 ans lors des événements.

Celle-ci avait d’abord été interceptée par Lajoie dans un barrage anti-alcool, sans toutefois être arrêtée.

L’accusé a ensuite fait une demande d’amitié Facebook à la femme de 17 ans, puis l’a invitée chez lui, où ils auraient pris de la cocaïne.

Voies de fait armées

Outre ces accusations, Jean-Bernard Lajoie fait également face à des accusations de voies de fait armées contre un homme. Le procès se poursuit mardi avec la preuve de la défense.