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20 000$ payés par L'Ancienne-Lorette pour la défense du maire Loranger

Citoyens et élus de la Ville s’insurgent de cette situation

<b>Émile Loranger</b><br />
Maire de L’Ancienne-Lorette
Photo Jean-François Desgagnés Émile Loranger
Maire de L’Ancienne-Lorette

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Ce n’est «pas de gaieté de cœur» que le conseil municipal de L’Ancienne-Lorette a résolu mardi de payer les frais d’avocat, qui s’élèvent jusqu’à maintenant à 20 000 $, pour la défense de son maire, Émile Loranger, visé par une plainte de harcèlement psychologique.

«C’est nous autres, les contribuables, qui paient pour ça!» s’est insurgé un citoyen. «Ça veut-tu dire qu’on va payer notre maire jusqu’à cette date?» a lancé un autre, lorsqu’on a informé les gens qu’une première séance de médiation sur la plainte aura lieu le 9 novembre.

La séance de mardi s’est déroulée en l’absence du maire. Ce dernier reste à l’écart de l’hôtel de ville depuis plusieurs semaines en raison d’une plainte pour harcèlement psychologique déposé contre lui par une employée de la Ville.

«Ce qui est bizarre, c’est que la personne qui a été harcelée a pris un avocat et le paie de sa poche. Le maire, lui, est accusé d’être le harceleur et la Ville paie pour lui. C’est bizarre!» a lancé un Lorettain.

Jusqu’à maintenant, les frais d’avocat s’élèvent à 20 000 $, a révélé la mairesse suppléante, Sylvie Falardeau, qui a présidé la séance à laquelle ont assisté une quarantaine de personnes. Mme Falardeau a rappelé que «le conseil préfère que M. Loranger soit absent».

«C’est une situation délicate qui me dérange énormément. C’est majeur. [...] Ce sont des frais payés à même nos taxes. À vous de juger», a déploré le conseiller Gaétan Pageau.

«Pas de cachette»

Mme Falardeau a assuré que les contribuables seraient informés du montant dépensé par la Ville si la cause se réglait hors cour. «On n’a pas de cachette à faire. Vous allez le savoir.»

M. Loranger n’a pas siégé depuis le 24 avril dernier, à l’exception d’une courte séance extraordinaire le 18 juillet, qui avait été convoquée pour éviter la destitution.

Celle-ci aurait pu être réclamée puisqu’il est prévu dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités qu’un élu municipal qui ne siège pas pendant 90 jours consécutifs peut être destitué.

La plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a été déférée au tribunal administratif du travail. Me Claude Sauvageau et Morency Avocats représenteront la Ville.

«C’est malheureusement pas de gaieté de cœur qu’on adopte une résolution comme ça. On a une poursuite contre la Ville, on n’a pas le choix de se défendre», a exprimé M. Pageau. La résolution a été adoptée à l’unanimité.

Rencontre avec la ministre Tremblay

Par ailleurs, les élus ont obtenu une rencontre le 8 août avec la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, sur le prolongement de l’autoroute 40, auquel ils s’opposent. Le conseil se prononcera ensuite.