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Affichage syndical préélectoral: la Ville de Québec menace d'imposer des amendes de 400 000 $ par jour

Après le retrait des affiches par la Ville, des menaces de poursuite par les syndicats et un apparent réchauffement des relations quand la Ville a invité la coalition à formuler une demande d’affichage formelle, les choses se sont de nouveau gâtées mercredi.
Photo d'archives, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Après le retrait des affiches par la Ville, des menaces de poursuite par les syndicats et un apparent réchauffement des relations quand la Ville a invité la coalition à formuler une demande d’affichage formelle, les choses se sont de nouveau gâtées mercredi.

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Les syndicats ont essuyé un refus de la part de la Ville de Québec, qui leur interdit de réinstaller leurs affiches préélectorales et les avise qu’ils s’exposent à des amendes totales de 400 000 $ par jour s’ils récidivent.

La saga des affiches se poursuit entre la Ville de Québec et la coalition de six syndicats qui a lancé une campagne d’affichage anti-libéraux et caquistes au cours des dernières semaines.

Après le retrait des affiches par la Ville, des menaces de poursuite par les syndicats et un apparent réchauffement des relations quand la Ville a invité la coalition à formuler une demande d’affichage formelle, les choses se sont de nouveau gâtées mercredi.

La veille, les syndicats avaient reçu la réponse de la municipalité, qui refusait de leur accorder le certificat d’autorisation d’affichage.

2000 $ par jour par affiche

De surcroît, la Ville a fait savoir qu’en contrevenant à la réglementation, les syndicats s’exposent à des amendes de 2000 $ par jour pour chaque affiche installée sur le territoire. «On a 200 affiches. Si mes calculs sont bons, ça fait 400 000 $ par jour! C’est nettement farfelu et exagéré!» s’insurge le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, qui juge que le tout a été une perte de temps. «Ils n’ont jamais eu l’intention de nous donner l’autorisation.»

Devant cette «mauvaise foi» de la municipalité, les syndicats contre-attaqueront d’ici la semaine prochaine en déposant en cour une injonction demandant que la Ville de Québec «s’abstienne de retirer [leurs] affiches et cesse d’entraver [leur] liberté d’expression».

Plan B

Les affiches seront d’ailleurs récupérées jeudi, puisque la Ville les avait conservées.

Sans donner de détails, M. Ranger laisse entendre que la coalition pourrait utiliser d’autres moyens pour avoir de la visibilité. «On se réserve la possibilité de réafficher des pancartes et d’autres moyens sont étudiés aussi.»

La Ville refuse de commenter l'affaire puisque des démarches judiciaires sont en cours.