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Une éducatrice accusée de voies de fait sur cinq enfants

La direction du CPE assure avoir agi après avoir été informée de l’enquête policière

PH-Facebook
Photo tirée de Facebook Geneviève Boyer
Accusée

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Une éducatrice d’un centre de la petite enfance de Saint-Colomban, dans les Laurentides, a été accusée d’avoir violenté cinq enfants de la garderie sur une période de huit mois.

Geneviève Boyer, 41 ans, a comparu plus tôt ce mois-ci sous cinq chefs d’inculpation de voies de fait sur les présumées jeunes victimes. Elle sera de retour au palais de justice jeudi.

Selon l’acte de dénonciation, ces enfants sont âgés entre 11 mois et 3 ans.

Les crimes qui sont reprochés à Mme Boyer seraient survenus entre avril et décembre 2017 au CPE Les Lutins Enchanteurs.

Le Service de police de la Ville de Mirabel, qui dit avoir commencé à mener l’enquête en mars dernier, a procédé à son arrestation le 9 juillet.

«Je ne suis pas en mesure d’élaborer sur la teneur des gestes ni des circonstances les entourant», a indiqué Pierre Morel, porte-parole du corps policier.

Jointe par Le Journal, la direction de l’endroit assure que «les mesures appropriées ont tout de suite été prises» dès qu’ils ont été mis au courant d’une enquête policière. On indique que Geneviève Boyer ne travaille plus au CPE.

Mesures prises

«Tout le monde est bouleversé, mentionne Josée Lafond, directrice générale de l’endroit. On prend les choses très au sérieux. La santé, la sécurité des enfants et leur bien-être étaient le plus important, c’était notre mission principale.»

La direction dit avoir immédiatement communiqué avec les parents dont les enfants fréquentent le CPE, ainsi que les employés, pour les mettre au courant.

«Une lettre a été envoyée aux parents pour les informer des mesures qui étaient entreprises et des mécanismes qui ont été mis en place pour les enfants. Il y a du soutien qui a été apporté à tout le monde. On est présent pour les parents et pour l’équipe. C’est un gros choc tout ce qui arrive», avoue Mme Lafond.

Porter plainte

Elle n’a pas voulu donner de détails quant à la gravité des gestes pour « ne pas porter préjudice aux enfants » et pour éviter que les gens fréquentant la garderie tentent de retracer ceux qui ont subi des voies de fait.

Les parents ont aussi reçu des informations sur la façon de porter plainte si jamais ils avaient un geste à dénoncer.

«Quand on voit des choses [troublantes], c’est une obligation, c’est une loi, il faut parler, soutient Josée Lafond. La procédure de la DPJ, c’est confidentiel et c’est important de dénoncer. [...] C’est pas à nous de juger si c’est grave, la DPJ fera son enquête et c’est toujours mieux d’avoir dénoncé.»

– Avec la collaboration de Christian Plouffe