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Calèches Québec décrète un lock-out

Le torchon brûle toujours entre Calèches Québec et ses cochers: les négociations ont été interrompues.
Photo d'archives, Mathieu Belanger Le torchon brûle toujours entre Calèches Québec et ses cochers: les négociations ont été interrompues.

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Le torchon brûle toujours entre Calèches Québec et ses cochers: les négociations ont été interrompues et l’employeur a répondu par un lock-out à la grève des employés.

Les deux parties se sont retrouvées jeudi à la table des négociations, au Tribunal administratif du travail, mais n'ont pu en venir à une entente.

Selon le représentant syndical Vincent Boissonneault, l’employeur n’a pas donné suite aux demandes formulées par les employés la veille.

«On ne négociera pas sur la place publique, mais disons que ç’a été expéditif», a-t-il brièvement commenté.

L’employeur et le syndicat ont convenu de se rencontrer de nouveau le 14 août.

De la pression sur les syndiqués

En attendant, le retour des calèches de l’entreprise, qui possède 14 des 17 permis, semble très improbable.

Le fait est que les syndiqués, même s'ils choisissaient de retourner au travail – ce qu’ils n’ont pas l’intention de faire, précise M. Boissonneault –, en seraient empêchés. Calèches Québec a décrété un lock-out le jour suivant le déclenchement de la grève, le 24 juillet. C’est cependant la première fois que cette information est rendue publique.

Le directeur général de l’entreprise, Simon Genest-Mainguy, a confirmé que l'entreprise avait eu recours à ce moyen de pression sur les grévistes, sans commenter davantage les revendications des cochers.

Ces derniers dénoncent un recul salarial et jugent inacceptables les conditions de travail offertes par la partie patronale, tant en ce qui les concerne qu'en ce qui concerne les chevaux.

Coups d’éclat

Les cochers promettent d’être visibles dans le Vieux-Québec pour faire connaître leurs demandes.

Déjà, les grévistes ont l’habitude de perturber le trajet du tramway de l’entreprise lorsqu’il sillonne les rues du quartier. Calèches Québec continue d’accepter et d’honorer les réservations pour ce véhicule tiré par deux chevaux qui peut accueillir jusqu’à 20 personnes, puisque cette activité n’est pas régie par l’accréditation syndicale.

«Ça permet à la fois de contourner la nécessité de passer par des salariés syndiqués et d’avoir moins de chevaux pour avoir un revenu équivalent. Par ailleurs, à la chaleur qu’il fait ces temps-ci et avec les côtes, on trouve que ce n’est pas acceptable [pour les chevaux]», soulève M. Boissonneault, qui ne va pas jusqu’à dénoncer la présence de briseurs de grève.

Lors du passage du tramway, des cochers en grève sont présents pour afficher leurs couleurs et remettre des prospectus aux touristes. Selon le représentant syndical, d’autres coups d’éclat de cet ordre sont à prévoir.