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Jusqu’au Yukon sans argent ni cellulaire

Un homme de Drummondville s’était aussi lancé le défi d’y arriver en parlant en français

Le jeune homme de 23 ans est ici hébergé par des éleveuses de chiens de traîneau au Yukon.
Photo courtoisie, Jimmy Chabot Le jeune homme de 23 ans est ici hébergé par des éleveuses de chiens de traîneau au Yukon.

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Le « vlogtrotteur » drummondvillois Jimmy Chabot, qui s’était lancé le défi de se rendre jusqu’au Yukon sans argent ni cellulaire et sans prononcer un mot d’anglais est parvenu à destination en un mois.

Parti à pied de Drummondville le 1er juillet, l’homme de 23 ans s’est déplacé en auto-stop d’une province à l’autre afin de parvenir à la ville de Dawson, où il se trouve présentement.

Comptant sur la générosité des personnes rencontrées en chemin afin de l’héberger et le nourrir, celui qui se fait appeler JimChab sur sa chaîne YouTube se dit fier d’avoir réussi à respecter les règles de son défi qu’il s’est imposées.

« Je n’ai pas dépensé un seul dollar depuis mon départ et pourtant j’ai mangé mes trois repas tous les jours, ou presque », relate-t-il.

Il avoue cependant avoir éprouvé un peu plus de difficulté la dernière semaine. L’eau et l’électricité se faisaient de plus en plus rares au fil de sa montée vers le nord.

Le Québécois avec un cheval blanc, l’animal emblématique de la ville de Whitehorse, au Yukon.
Photo courtoisie, Jimmy Chabot
Le Québécois avec un cheval blanc, l’animal emblématique de la ville de Whitehorse, au Yukon.

Deux douches

« Je n’ai pris que deux douches depuis sept jours », souligne-t-il.

Avec comme objectif supplémentaire de découvrir la francophonie hors Québec, le Drummondvillois s’est dit heureux de rencontrer autant de communautés francophones au travers des provinces visitées durant son périple.

Partisans du canadien

« Que ce soit au Yukon, en Alberta ou en Ontario, je n’ai jamais eu de difficulté à trouver des francophones pour m’héberger, rapporte-t-il. Au Manitoba, j’ai même rencontré plusieurs partisans du Canadien. »

Il gardait toujours un œil ouvert pour repérer les plaques d’immatriculation du Québec lorsqu’il faisait du pouce.

« Les camionneurs de langue française m’ont beaucoup aidé lors de mes déplacements », souligne-t-il.

Bien que Jimmy Chabot ait atteint son objectif de parvenir au Yukon, il ne compte pas s’arrêter là.

« J’ai rencontré récemment trois voyageurs français qui se dirigent vers l’Alaska et je prévois les accompagner. Comme ça, je pourrai continuer à parler dans ma langue natale et donc respecter les critères de mon défi. »

Le « vlogtrotteur » ajoute ne pas connaître la date de son retour. Il espère se rendre le plus loin possible, et ce, de la même manière dont il s’est déplacé depuis le début de son aventure.