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Le Louénok ferme après 9 mois d’existence

Le resto-microbrasserie de Limoilou déclare faillite

Un aperçu de l’intérieur de l’établissement, hier.
Photo Arnaud Koenig-Soutiere Un aperçu de l’intérieur de l’établissement, hier.

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À peine neuf mois après son ouverture officielle en novembre dernier, le restaurant microbrasserie Le Louénok, à Limoilou, a fermé ses portes après avoir déclaré faillite.

Le Louénok, qui est situé sur la 18e rue près de l’intersection du boulevard Henri-Bourassa, a fait l’objet d’un avis public le 23 juillet dernier pour faire savoir que l’entreprise était placée à l’abri de ses créanciers.

Lors du passage du Journal hier, l’endroit était désert, tandis qu’une note placardée sur la porte d’entrée laissait savoir que le commerce « est en faillite ». Des tonneaux de bière, des sacs d’ingrédients pour la production brassicole, des casseroles et de nombreux autres articles de cuisine occupaient la salle à manger.

Le propriétaire Éric Aubin avait officiellement ouvert l’endroit le 9 novembre dernier. Celui qui possède un doctorat en microbiologie voulait alors marier le monde de la science à l’univers brassicole. Les trois bières réalisées par Le Louénok portaient d’ailleurs un nom évoquant trois scientifiques de renom, soit Marie Curie, Alexander Flemming et Louis Pasteur.

Les passants qui se présentent au Louénok se butent à une note annonçant que le restaurant microbrasserie « est en faillite ».
Photo Arnaud Koenig-Soutiere
Les passants qui se présentent au Louénok se butent à une note annonçant que le restaurant microbrasserie « est en faillite ».

Des activités récemment amorcées

Le volet microbrasserie du Louénok, qui jouxte la salle à manger, avait pourtant commencé ses activités depuis peu. Au moment de l’ouverture, le propriétaire prévoyait offrir les premiers produits brassés sur place à compter du mois d’avril, ses trois recettes étant auparavant produites ailleurs. L’équipement pour la production « venait juste » d’arriver, a mentionné au Journal un acteur du milieu brassicole de Québec.

Éric Aubin avait investi près de 400 000 $ pour se lancer dans l’univers de la restauration, selon le site web MonLimoilou. Une trentaine d’employés composaient l’équipe du Louénok lors de son ouverture.

M. Aubin n’a pas rendu les appels du Journal.

Cas rarissime

Le Louénok est l’une des rares microbrasseries québécoises à cesser ses activités, alors que le secteur connaît un essor fulgurant depuis 2013.

L’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) fait état d’un seul permis révoqué l’an dernier, volontairement ou non, ce qui est de loin inférieur aux 24 nouvelles licences de production qui ont été octroyées.

Le cap des 200 permis en circulation a d’ailleurs été franchi cette année, alors que 24 demandes pour obtenir la permission de brasser ont été faites auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux. Il s’agit d’une augmentation marquée comparativement à l’année 2017, où 16 demandes avaient été déposées.

En juin, quelque 207 entreprises brassicoles étaient en activité au Québec.