/entertainment/shows
Navigation

Festival d’opéra: La Flûte a fait la différence

Un bilan positif pour la 8e édition du Festival d’opéra

Le ténor québécois Frédéric Antoun dans le rôle du prince Tamino dans l’opéra La Flûte enchantée.
Photo courtoisie, Louise Leblanc Le ténor québécois Frédéric Antoun dans le rôle du prince Tamino dans l’opéra La Flûte enchantée.

Coup d'oeil sur cet article

La Flûte enchantée aura permis au Festival d’opéra de Québec de connaître une édition à la hausse en termes de fréquentation.

Les quatre représentations de cette œuvre de Mozart, mise en scène par Robert Lepage, ont été présentées à guichet fermé. L’opéra sera à l’affiche, à un moment qui n’est pas encore connu, au Metropolitan Opera de New York.

« On a même réussi à ajouter quelques sièges et à vendre les strapontins », a fait remarquer Grégoire Legendre, directeur général et artistique du Festival d’opéra de Québec, lors d’un entretien.

Les chiffres de fréquentation définitifs de cette huitième édition, qui s’est terminée lundi soir, ne sont pas encore connus, mais les données seront supérieures à celles compilées l’année dernière.

« C’est beaucoup plus fort que l’an passé. Je suis très content », a-t-il déclaré, ajoutant que la popularité de La Flûte enchantée a fait toute la différence.

La présentation, l’été dernier, de l’opéra canadien Louis Riel, qui était l’œuvre maîtresse du Festival, n’avait pas connu un succès comme celui de La Flûte enchantée.

« La Flûte est déjà une sorte de blockbuster. C’est un opéra qui est déjà apprécié et, avec une mise en scène magique comme ça, c’est quelque chose d’exceptionnel. Mozart avait écrit cet opéra avec la mission d’être accessible et de rendre les gens heureux. On espérait un grand succès. Et d’après ce qu’on a entendu à la fin des représentations, les gens avaient l’air contents, et on le sentait dans leurs réactions. Quand on atteint le public et qu’il réagit, c’est merveilleux », a-t-il dit.

Une brigade toujours populaire

Après les controverses entourant les spectacles SLĀV et Kanata, Grégoire Legendre n’a jamais été craintif concernant la présentation de cet opéra mis en scène par Robert Lepage.

« Robert est très habile à compartimenter tous ses projets. On a senti, parfois, qu’il était un peu préoccupé, mais il a été très investi dans son travail de mise en scène de La Flûte enchantée », a-t-il raconté.

La brigade lyrique, l’opéra-bonbon Hansel et Gretel et le spectacle-conférence Tchaïkovski et les Russes ont aussi été des points marquants en matière de fréquentation.

« Je me demande, d’une année à l’autre, si ça va fonctionner encore, mais ça marche toujours bien. Les gens apprécient beaucoup la brigade lyrique », a indiqué Grégoire Legendre.

La version concert de l’opéra Pelléas et Mélisande, présenté au Palais Montcalm, a connu un peu moins de succès aux guichets avec plusieurs sièges libres dans la salle.

Grégoire Legendre connaît déjà le nom de la production majeure qui s’installera au Grand Théâtre de Québec, lors de la 9e édition du Festival d’opéra de Québec. Il n’a pas l’intention, bien sûr, de révéler quoi que ce soit à ce sujet.

« Nous sommes aussi en train de travailler sur d’autres projets qui sont sur la table. Notre mission est toujours la même, et c’est celle de toucher tous les publics, des enfants jusqu’à un public plus pointu. »