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Gazon synthétique interdit: La Ville doit réévaluer la réglementation, dit l’opposition

France Bourgault et Martin Dignard, propriétaires d’une résidence unifamiliale sur la rue Vézina dans le secteur Saint-Émile, à Québec, ne comprennent pas pourquoi ils devraient enlever leur gazon synthétique, qui a été posé par un entrepreneur « selon les règles de l’art » à grands frais l’an dernier. Ils font signer une pétition pour obtenir l’appui de la population.
Photo Sophie Côté France Bourgault et Martin Dignard, propriétaires d’une résidence unifamiliale sur la rue Vézina dans le secteur Saint-Émile, à Québec, ne comprennent pas pourquoi ils devraient enlever leur gazon synthétique, qui a été posé par un entrepreneur « selon les règles de l’art » à grands frais l’an dernier. Ils font signer une pétition pour obtenir l’appui de la population.

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L’interdiction de poser du gazon synthétique sur les terrains résidentiels à Québec doit être réévaluée, soutient l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

Mercredi, Le Journal publiait l’histoire d’un couple de Saint-Émile qui se bat pour conserver son gazon synthétique posé à grands frais sur son terrain l’été dernier, alors que la Ville le somme de l’enlever conformément à un règlement municipal qui interdit ce type de revêtement de sol sur les terrains résidentiels.

Martin Dignard et France Bourgault ignoraient tout de ce règlement avant de se faire épingler, puisque l’entrepreneur les avait assurés qu’il n’y avait aucun problème.

France Bourgault et Martin Dignard, propriétaires d’une résidence unifamiliale sur la rue Vézina dans le secteur Saint-Émile, à Québec, ne comprennent pas pourquoi ils devraient enlever leur gazon synthétique, qui a été posé par un entrepreneur « selon les règles de l’art » à grands frais l’an dernier. Ils font signer une pétition pour obtenir l’appui de la population.
Photo Jean-François Desgagnés

« L’administration Labeaume doit analyser le dossier, il faut refaire une réflexion sur ce sujet-là », affirme la directrice des communications de l’opposition officielle, Zoé Couture.

« Ça semble être une tendance à la hausse. Il faut analyser ce qui se fait ailleurs pour voir si on ne peut pas donner un petit peu plus de latitude aux citoyens pour leur permettre, sous certaines conditions, d’en installer sur leurs terrains. »

M. Dignard dénonçait que la Ville, qui brandit des arguments environnementaux, en pose elle-même à certaines places éphémères – tel que la réglementation l’autorise.

« C’est ironique, dit Mme Couture. On peut comprendre la déception et la frustration des citoyens. »

Pas les seuls

Il semble que le règlement détaillant l’interdiction, difficile à trouver sur le site web de la Ville, était peu connu. Le Journal a joint un autre citoyen, mercredi, qui a reçu un avis d’infraction cet été l’obligeant à retirer son gazon synthétique posé en 2015.

« J’étais surpris, j’étais certain que j’étais en droit. Tout le monde est surpris », indique Martin Paradis, qui a appris au centre jardin qui lui a vendu le produit que la pose était interdite à Québec.

France Bourgault et Martin Dignard, propriétaires d’une résidence unifamiliale sur la rue Vézina dans le secteur Saint-Émile, à Québec, ne comprennent pas pourquoi ils devraient enlever leur gazon synthétique, qui a été posé par un entrepreneur « selon les règles de l’art » à grands frais l’an dernier. Ils font signer une pétition pour obtenir l’appui de la population.
Photo Sophie Côté, Journal de Québec

À l’instar de M. Dignard, le résident de Beauport voit de bons côtés à la pose de gazon synthétique. « On enlève les pesticides, c’est moins pire pour les allergies, on ne fait pas de bruit, c’est une économie d’eau », souligne-t-il.

« C’est pas drôle, j’ai le droit de mettre des copeaux de bois, du paillis, mais pas du gazon synthétique », déplore celui qui a justement demandé l’aide de son conseiller, le chef de l’Opposition officielle Jean-François Gosselin, pour tenter de trouver une solution.

Le Journal a tenté mercredi, sans succès, de joindre un élu de l’administration Labeaume en mesure de commenter le dossier.