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Journal politiquement incorrect (1)

Journal politiquement incorrect (1)

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Ça fait longtemps que ça me trotte dans la tête.

 

Prendre congé de la chronique, prendre la poudre d’escampette, faire l’école buissonnière, et écrire une forme de journal, avec des flashs, des remarques, des notes, un genre de scrapbook rempli de photos ou de bribes de textes lâchement reliés les unes aux autres.

 

Avec un seul but en tête : emmerder les tenants de la rectitude politique. Leur montrer mon majeur brandi bien haut. 

 

 

* * *

 

 

Blague de Pierre Desproges, grand humoriste français qui serait crucifié sur la place publique s’il était encore vivant...

 

«  Quand un Blanc dit qu’un Noir est un con, on dit que le Blanc est raciste. Quand un Noir dit qu’un Blanc est un con, on dit que le Blanc est un con. »

 

 

* * *

 

 

Jean Sévillia, auteur du livre Le terrorisme intellectuel, publié en 2000, il y a 18 ans !

 

« Le terrorisme intellectuel consiste à discréditer son adversaire, à le délégitimer en lui collant une étiquette infamante plutôt que de discuter ses arguments et d’avoir avec lui un authentique débat... » 

 

 

* * *

 

 

La gauche n’aime pas l’art. La gauche aime les idées que l’art peut véhiculer... L’art, pour elle, est un moyen, un outil. Le contenant, elle s’en fiche, tout ce qui importe, c’est le contenu. 

 

La question qu’elle se pose en regardant une œuvre est : « Les idées transmises par cette œuvre sont-elles correctes ? » 

Et non : « La forme de cette œuvre est-elle innovatrice, fait-elle avancer l’art ? »

 

Pas pour rien que l’URSS envoyait les peintres abstraits au goulag : pour les peintres abstraits, il n’y a pas la forme d’un bord et le contenu de l’autre. La forme n’est pas assujettie au contenu. La forme EST le contenu.

 

Mais la gauche est aveugle à la forme, alors elle ne voyait rien. Aucune « idée », aucun sentiment qui « élève l’âme ». Que des taches sur un tableau.

 

Pour les bolchéviques, un artiste qui ne se mettait pas au service de La Cause n’était pas un « vrai » artiste.

 

Cent ans après la Révolution Russe, rien n’a changé. 

 

 

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Question : les tribus amérindiennes n’ont jamais rien emprunté aux autres cultures ? Elles se sont toujours suffit à elles-mêmes ?

 

Et entre elles ? Les Algonquins n’ont jamais rien emprunté aux Hurons ? Les Hurons n’ont jamais rien emprunté aux Iroquoiens ? Les Iroquoiens n’ont jamais rien emprunté aux Abénaquis ?

 

Extrait d’une lettre ouverte de Bryan Decontie, publiée dans La Presse...

 

« Il n’y a pas une nation autochtone, il y a des nations. Je suis algonquin. Si l’on se fie à ce qui se dit, est-ce qu’un Malecite peut utiliser des symboles culturels qui ne sont pas malecites ? Le metteur en scène maleecit doit-il épurer son spectacle de capteurs de rêves, puisque c’est un symbole ojibwé, ou alors embaucher un Ojibwé ? »

 

Il n’y a pas LES autochtones, il y a DES autochtones. Il n’y a pas LES Noirs, il y a DES Noirs. Il n’y a pas LES femmes, il y a DES femmes. 

 

 

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Avez-vous remarqué ? Plus quelqu’un défend la diversité, moins il a tendance à être ouvert à la diversité d’opinions...

 

 

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Comme ça sera toujours le cas à chaque édition de mon journal, je vous laisse sur une chanson politiquement incorrecte.

 

Aujourd’hui : Voir sous la jupe des filles d’Alain Souchon.

 

 

Primo, parce que Souchon s’est toujours entêté d’appeler les femmes « filles », il trouve ça plus joli... Et, NON, ce n’est pas de la pédophilie ! Il trouve le nom plus charmant, c’est tout, plus insouciant, plus frivole, plus léger...

 

Secundo, parce que Souchon y révèle une vérité que tous les hommes connaissent mais qu’ils ne disent jamais : tout ce que les hommes font, ériger des ponts, construire des gratte-ciel, faire la guerre, se faire élire Premier Ministre, écrire de grands romans, partir une religion, amasser des fortunes, explorer la jungle, escalader des montagnes — tout ça, c’est pour une seule et unique chose... Voir sous la jupe des filles...

 

C’est ça qui fait tourner le monde. 

 

« Elles, très fières
Sur leurs escabeaux en l'air
Regard méprisant et laissant le vent tout faire
Elles, dans le suave
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur terre
C'est leurs robes légères »

 

 

* * *

 

J’attends vos commentaires...