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Le PM n’exclut pas un péage sur le 3e lien

«Pas question» déclare de son côté François Legault

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Contrairement à son rival caquiste François Legault, le premier ministre Philippe Couillard n’exclut pas la possibilité d’imposer un péage aux usagers qui emprunteront l’éventuel troisième lien entre Québec et Lévis.

«C’est trop tôt pour le dire... Ce n’est pas exclu, je pense que personne ne peut l’exclure, mais faut voir combien ça coûte, quelles sont les ressources qu’on a pour le financer», a déclaré le chef libéral, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

«J’exclus les péages partout, a tranché de son côté le chef de la Coalition avenir Québec, interrogé à ce sujet par notre Bureau parlementaire. Il n’est pas question d’ajouter des péages. S’il y a quelque chose, on pourrait même en enlever [il existe un péage sur l’A25, NDLR], mais je ne suis pas rendu là.»

Il veut voir les conclusions

Des études étant en cours, M. Couillard considère toutefois qu’il est encore tôt pour être fixé définitivement sur la question d’un péage.

«Ce que je veux voir, c’est les conclusions du bureau, sur l’endroit où il est mieux de le faire, la façon de le réaliser et surtout, comment ça s’imbrique dans une vision plus large de la mobilité dans la région de Québec, a expliqué le premier ministre. On ne peut pas juste dire : “Voici la solution à la mobilité de la Ville de Québec : c’est le 3e lien !”»

Il faudra cependant patienter jusqu’à la fin 2018 avant de connaître les résultats de l’étude des besoins et à l’été 2020 pour ceux de l’étude des solutions.

Rappelons qu’après un appel d’offres lancé en décembre dernier, il a fallu attendre jusqu’au 14 mai avant que soit octroyé le contrat pour la réalisation de l’étude d’opportunité, qui comprend l’étude des besoins et des solutions.

Des faits saillants vers la mi-août

Dans l’attente, la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, a fait savoir hier qu’elle prévoit dévoiler d’ici quelques jours, soit vers la mi-août, les faits saillants de l’étude des besoins. Cette présentation ne devrait donner qu’un aperçu de l’état d’avancement de la première étude, sans préciser de coûts.

La députée caquiste de Louis-Hébert, Geneviève Guilbaut, espère qu’il s’agira de véritables « faits saillants » et « pas encore des phrases creuses ou des engagements mous ».

«À quelques jours des élections, je pense que les gens de Québec ont le droit de savoir enfin quel est l’engagement du Parti libéral dans ce dossier-là, et où sera situé le troisième lien , dit-elle.

– Avec la collaboration de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec