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Les enfants de «François Legault» se présentent pour... Québec solidaire!

Alexandre et Anne-Sophie Legault
Photos courtoisie, montage Zone Assnat Alexandre et Anne-Sophie Legault

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Les frère et soeur Anne-Sophie et Alexandre Legault, «enfants de François Legault», font le saut en politique et défendront les couleurs de... Québec solidaire (QS)!

Mais détrompez-vous... leur père n’est pas le même François Legault que celui qui dirige la Coalition avenir Québec (CAQ). N’en demeure pas moins que le nom du paternel des deux jeunes candidats de QS a de quoi en faire sourciller plus d’un.

«C’est comique. Mon père trouve ça drôle aussi. Il joue avec ça. Il dit: “Quand vous allez avoir un événement, dites que François Legault va être présent. On aime bien rire de tout ça», a raconté Anne-Sophie Legault au journaldequebec.com.

Son frère Alexandre admet même que c’est le chef de la CAQ, «l’autre François Legault» qui l’a «forcé à (se) lancer en politique.

«François Legault, c’est mon vrai père, mais c’est aussi mon père politique, explique-t-il. C’est la montée de la CAQ, le fait qu’initialement, j’étais un peu cynique, j’avais un peu l’impression que se lancer en politique ça ne valait pas la peine, que ça ne pouvait pas changer grand-chose et là, quand j’ai vu que la CAQ était rendue en tête des sondages et que François Legault, avec son parti qui, selon moi, ne propose rien d’intéressant s’il propose quelque chose tout court, je me disais que c’est complètement inacceptable et que c’est à nous, ceux et celles qui trouvent que c’est inacceptable, d’offrir une alternative à la CAQ, d’offrir quelque chose qui est au goût du jour, qui adresse des enjeux actuels.»

Alexandre Legault
Photo courtoisie
Alexandre Legault

Pour la fête des pères, le jeune homme avait poussé le jeu de mot un peu plus loin en présentant son papa, comme étant «le VRAI François Legault».

Convictions politiques

Bien que convictions politiques de la fratrie Legault se retrouvent dans le programme de Québec solidaire, la candidate de 21 ans admet que, comme dans bien des familles, la politique peut entraîner certaines discussions endiablées!

«Notre famille proche nous appuie dans notre implication politique, mais par exemple, on a un oncle qui est impliqué avec le PQ dans Brome-Missisquoi donc oui, on a parfois des soirées un peu plus enflammées autour de la table», dit celle qui brigue les suffrages dans Granby.

Par-dessus tout, c’est la question de l’éducation qui l’a poussée à s’investir en politique.

Anne-Sophie Legault
Photo courtoisie
Anne-Sophie Legault

«Je viens de finir ma deuxième année de bac et je vois, autant au niveau de la formation des nouveaux enseignants et autant quand je suis en stage et que je suis dans les écoles, le manque de ressources. J’étais tannée d’être là les bras croisés en me disant que ça allait s’arranger tout seul. La pensée magique ça n’amène rien dans la vie. Il fallait que je fasse quelque chose. L’enseignement en ce moment, c’est assez critique. Ça fait peur. Si on n’a pas d’un système qui a de l’allure en éducation, ça entraîne une société qui s’écroule. Je me suis dit que c’est maintenant le bon temps pour me lancer», croit-elle.

Pour sa part, son frère, de deux ans son aîné,  tente sa chance dans Brome-Missisquoi.

«De mon côté c’est beaucoup de dire : "regardez la crise écologique qui se passe sur la planète". Si nous, les jeunes, on ne s’en occupe pas, c’est nous qui allons vivre les conséquences plus tard. C’est super important qu’on le fasse maintenant», ajoute-t-il.

L’âge, pas un enjeu

Le jeune âge d’Alexandre et d’Anne-Sophie ne représente pas un frein estiment-ils.

«Le monde est tellement content qu’une jeune veuille s’impliquer en politique. Les gens sont ouverts à ça. Ils sont fiers. Ils disent: “Bravo de vous impliquer. C’est beau de voir une jeune femme se lancer en politique!” J’ai beaucoup d’encouragements. J’ai de l’énergie et enfin les jeunes vont être représentés», croit la candidate de QS dans Granby.

«Il y a clairement beaucoup de cynisme, mais je ne l’entends jamais à l’endroit de Québec solidaire. Je suis dans la circonscription de Pierre Paradis. On ne sait pas s’il se représente ou pas. Les gens disent “Pierre Paradis ça fait assez longtemps”. Ils ont le goût d’avoir du sang neuf, quelque chose de rafraîchissant. On en a besoin. Les gens conçoivent très bien que chez Québec solidaire on a un dynamisme qui est différent de celui des autres partis», croit pour sa part Alexandre, qui se donne pour mission de déconstruire l’«image» marketing qui profite à la CAQ en ce moment.

«Je crois qu’on est en train de se faire flouer», conclut-il.