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Mont-Sainte-Anne: Bouchard veut se reprendre

Certains des meilleurs vététistes au monde convergent vers le mont Sainte-Anne

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Repoussé au 3e rang au championnat canadien, Léandre Bouchard veut rebondir à l’occasion de la 26e édition de la Coupe du monde de vélo de montagne du mont Sainte-Anne qui se mettra en branle, demain.

« J’ai eu un peu de difficultés dans le passé au mont Sainte-Anne et j’espère que 2018 va être une bonne année et que je vais obtenir un bon résultat. Les changements au parcours sont à mon avantage. J’ai un bon gabarit et il y a plus de plat avec le retour de la section de la perdrix. Je suis un bon pilote et je pourrai tirer avantage des sections techniques. Une place dans le Top 30 serait satisfaisante. J’ai terminé deux fois en 34e position en Coupe du monde depuis le début de la saison. »

« Quant au championnat canadien, mes attentes étaient grandes parce que j’avais été le meilleur Canadien lors des deux Coupes du monde précédentes et je voulais conserver ce résultat, de poursuivre le coureur d’Alma. J’ai chuté au départ et je me suis coupé à un genou. Ce fut un lourd handicap. »

Deux épreuves

En plus du cross country, Bouchard sera au départ de l’épreuve de courte piste qui sera disputée au mont Sainte-Anne pour la première fois.

Les 40 meilleurs au classement cumulatif qui ont fait le voyage sur la côte de Beaupré seront au départ et les 16 premiers partiront des deux premières lignes, dimanche, lors du cross country.

« Je suis très content de participer à ma première course de courte piste, a-t-il indiqué. C’est un type d’épreuve qui me convient. Ma vitesse et ma lecture de course vont m’aider. J’espère causer une surprise. »

De son côté, Raphaël Gagné souhaite que la guigne l’épargne.

« Je suis resté sur mon appétit depuis le début de la saison concernant mes résultats internationaux, a imagé l’olympien de Rio. J’ai eu quelques malchances mécaniques. C’est plate utiliser des excuses et je n’aime pas ça, mais c’est ma réalité. Je dois m’améliorer dans le trafic. »

« Au mont Sainte-Anne, nous serons un peloton d’une soixantaine de coureurs comparativement à 100 ou 120 en Europe, d’ajouter Gagné. Il y aura moins de profondeur et il s’agit d’un avantage pour les Canadiens. Ça compense un peu tous les autres avantages dont profitent les Européens quand le circuit est chez eux. Mes résultats ne sont pas à mon goût, mais mon niveau de forme est bon. Si je peux m’approcher du Top 30, je serai bien content. »

Meilleures conditions

Chez les femmes, Cindy Montambault se présente dans une bien meilleure forme que l’an dernier.

« Je suis plus reposée et plus confiante qu’en 2017, a résumé la coureuse de Val-David. L’an dernier, j’avais œuvré comme entraîneure-adjointe avec l’équipe du Québec aux Jeux du Canada. J’étais arrivée à Québec à 18 h le samedi et je n’avais pas pu reconnaître le parcours. Je m’étais lancée à l’aveugle dans la course et j’avais abandonné après un tour. J’espère percer le Top 30. »

À l’ouest pour rouler à l’année

Ravie de revenir au bercail, l’instant d’une semaine, à l’occasion de la Coupe du monde de vélo de montagne, Vaea Verbeek ne regrette pas son choix d’avoir opté pour la Colombie-Britannique.

« Les choses ont changé depuis mon départ il y a cinq ans, mais à l’époque il n’y avait pas de sentiment d’appartenance pour le vélo de montagne au Québec, a-t-elle raconté pour expliquer son départ. Les gens ne connaissaient pas le vélo alors que la Colombie-Britannique est orientée vers le plein air. »

« À North Shore Vancouver, je pouvais rouler 12 mois par année et il y avait un historique avec le vélo, de poursuivre la coureuse native de Granby et spécialiste de la descente.

« Au Québec, je commençais l’entraînement à la fin avril et le calendrier de la Coupe Canada débutait à la mi-mai, ce qui laissait peu de temps pour la préparation. J’ai quitté avec l’idée de ne pas revenir. J’ai depuis déménagé à Vernon parce que les maisons ne sont pas achetables à Vancouver. »

Nouveau circuit

Sur le plan professionnel, Verbeek a aussi amorcé un virage important.

« Parce que je n’ai pas obtenu les résultats souhaités, il s’agira de ma première Coupe du monde en fin de semaine », a-t-elle indiqué.

« Je me dirige de plus en plus vers le Crankworx, un circuit qui a vu le jour à Whistler et qui compte maintenant quatre étapes en France, Nouvelle-Zélande et Autriche. On fait de la descente, mais aussi du slope style. C’est plus varié et plusieurs types de vélo sont au programme. C’est plus divertissant que de toujours faire les mêmes pistes. Ce n’est pas un problème au mont Sainte-Anne parce que les parcours sont intéressants, mais ce n’est pas le cas partout. »

Objectif

Verbeek recherche un bon résultat au mont Sainte-Anne, elle qui a signé sa meilleure performance en sol québécois en 2017 avec une 7e place.

« Je vise un Top 5, ce que je n’ai jamais réussi en Coupe du monde, a-t-elle indiqué. Mon meilleur résultat est une 6e position en Norvège. Je dois m’amuser parce que c’est dans ce temps-là que j’obtiens mes meilleurs résultats. »

En descente, Hugo Langevin représente un des meilleurs espoirs québécois, lui qui a terminé au deuxième rang au championnat canadien. Il avait terminé en 26e place l’an dernier à Beaupré.