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Pro-Am Gagné-Bergeron: Étoiles sur glace à Québec

Des joueurs de la LNH s’affrontent au cours d’un match amical dans le cadre du Pro-Am Gagné-Bergeron

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À l’instar de tous les joueurs interrogés qui affichaient leur plus beau sourire, Marc-André Fleury a accepté avec plaisir l’invitation de participer à la 10e édition du Pro-Am Gagné-Bergeron.

« Je n’ai pas été difficile à convaincre, a raconté le portier des Golden Knights de Las Vegas. Ça ne serait peut-être pas beau parce que j’ai mis les jambières seulement une fois, mais l’important est la cause. »

Fort d’une prolongation de contrat de trois ans qui le mènera à l’âge de 37 ans à la conclusion de son pacte, Fleury croit que les Golden Knights pourront avancer sur leurs succès à leur deuxième saison.

« Le facteur tout nouveau tout beau ne sera plus là, mais nous allons partir sur une bonne base. Comme les gens qui croyaient en début de saison que je ne pouvais plus porter une équipe sur mes épaules, je ne crois pas à la guigne de la deuxième saison. Ce sera à nous de croire à nos chances. La parité est tellement grande dans la LNH qu’il n’y a pas de soirée facile. Je suis content que les Golden Knights m’aient proposé une prolongation parce que je veux jouer le plus longtemps. Plusieurs m’ont dit que ce n’est plus pareil après ta carrière, et je veux en profiter. »

Été mouvementé

Champion de la Coupe Stanley, Alex Chiasson apprécie chaque moment. « Je vis un été exceptionnel, a résumé l’attaquant des Capitals de Washington. Je m’éloigne des médias et je tente de savourer la Coupe en famille. Personne ne pourra jamais m’enlever ce titre. »

« J’ai aimé mon expérience à Washington et j’aimerais y retourner, mais j’ai aussi parlé à d’autres équipes, a souligné Chiasson qui est libre comme l’air. Je tente de ne pas me stresser et je laisse aller les choses. Ce fut difficile de ne pas être habillé pendant la finale, mais j’ai fait la différence à certains moments comme lors du 6e match contre Pittsburgh quand j’ai marqué le premier but. Et j’ai senti que j’avais contribué aux succès de l’équipe. Les succès de l’équipe passaient en premier. »

Une petite peste à Québec

Petite peste sur la glace en plus d’être un joueur de premier plan, Brad Marchand s’attendait-il à se retrouver dans un environnement hostile compte tenu de la grande rivalité qui existe entre les Bruins de Boston et le Canadien de Montréal ?

« Il y a beaucoup de partisans des Bruins à Québec, a-t-il répliqué avec beaucoup de justesse. C’est le fun de faire partie d’une aussi grande rivalité. Quant à la bataille Twitter, le Canadien m’a attaqué sans raison et j’ai répliqué. »

Questionné sur les huées dont il est l’objet un peu partout dans le circuit, Marchand a été fidèle à son personnage. « On me hue beaucoup parce que je suis beau garçon et que les gens sont jaloux, a souligné le partenaire de trio de Patrice Bergeron avec son plus beau sourire. Je suis content d’être ici. J’ai hésité au début parce que ma sœur se marie et je voulais éviter qu’il y ait un conflit d’horaire avant de m’engager. »

Retraité mais compétitif

À la retraite, Vincent Lecavalier n’a pas perdu son côté compétitif. « J’ai participé à l’événement de Kris Letang la semaine dernière à Montréal et l’aspect compétitif revient rapidement, a souligné l’ancien joueur étoile du Lightning de Tampa Bay. Dans un ProAm, les amateurs veulent vivre l’expérience d’affronter des pros et on doit jouer à un bon niveau pour qu’ils vivent une véritable expérience. »

Jonathan Hurbeadeau se réjouissait des succès de son ancien entraîneur Gerard Gallant qui a mené les Golden Knights en finale en plus d’être sacré coach par excellence.

« Le pincement au cœur, je l’ai eu quand il a été congédié, a souligné l’attaquant des Panthers de la Floride. Gerard est devenu un ami et je suis vraiment pour lui. De notre côté, on a participé aux séries éliminatoires seulement une fois en six ans depuis que je suis en Floride, ce qui est inacceptable. »

Les Sharks ont disposé des Bruins par la marque de 24-23 après de nombreux tirs de barrage, mais les grands gagnants sont les cinq fondations qui se partageront une somme de 428 000 $, ce qui porte le total à près de 1,4 million en dix ans.

Une foule monstre pour des recettes records

Même s’il était convaincu de miser sur une bonne formule, Simon Gagné n’arrivait pas à croire que 10 000 personnes s’étaient déplacées au Centre Vidéotron pour assister à la 10e édition du ProAm Gagné-Bergeron par une belle journée d’été.

« Je n’y crois pas vraiment, a confié Gagné, mais c’est vraiment le fun. Ça montre que Québec est une ville de hockey et que les gens souhaitent voir des joueurs de la Ligue nationale. On voulait essayer de leur donner un bon spectacle en misant sur un bon alignement. Il y a beaucoup de joueurs de la LNH, mais ce sont tous des joueurs clés dans leur équipe. Patrice (Bergeron) a réussi à attirer Brad Marchand et c’est le fun qu’il ait reçu un bel accueil. »

Le succès de foule va permettre aux responsables du ProAm de verser une somme record aux cinq organismes

« On pense verser une somme entre 400 000 $ et 500 000 $ à cinq organismes qui nous tiennent à cœur et c’est vraiment le fun, a exprimé l’ancien choix de 1re ronde des Flyers de Philadelphie. Au cours des dernières années quand l’événement se déroulait à L’Ancienne-Lorette, on remettait entre 100 000 $ et 120 000 $ aux organismes. Nous avions amassé entre 40 000 $ et 50 000 $ lors de la première édition présentée au PEPS. »

De retour en 2019 ?

Le ProAm sera-t-il de retour au Centre Vidétron en 2019 ? « Au départ, on voulait faire quelque chose de gros seulement pour la 10e édition et retourner à L’Ancienne-Lorette l’an prochain, mais je ne sais pas ce qui va arriver. Alain Rioux travaille très, très fort et ce sera à lui de décider. Cette année, c’était quasiment un travail à temps plein et ça tire beaucoup de jus. Nous aurons une rencontre en septembre et on verra à ce moment-là, ce qu’on fait. En ramassant une aussi grosse somme, ça donne l’énergie de peut-être le refaire au Centre Vidéotron. »

Le Pignon Bleu, Leucan, la Fondation Philippe Boucher, la Fondation Maurice Tanguay et la Fondation Simple Plan se partageront les sommes amassées.