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Sa fillette a été mordue lundi: un père de Trois-Rivières part en croisade contre les pitbulls

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TROIS-RIVIÈRES – Une fillette de 11 ans s'est fait mordre par un pitbull lundi soir à Trois-Rivières.

Rébéka St-Amand est une amoureuse des animaux. Elle n’a donc pas hésité à flatter le pitbull qui se trouvait chez son amie. Soudainement, sans raison, il l’a attaquée et lui a mordu le haut du bras en lui donnant un coup de patte au visage.

Les crocs du pitbull sont entrés profondément. L’urgentologue qu’elle a vu lui a expliqué les conséquences de l’attaque. «Il a dit que mon muscle avait peut-être été atteint», a raconté Rébéka. Elle dit de plus avoir du mal à bouger son bras.

Croisade

Aujourd’hui, son père part en croisade contre les pitbulls. Il n’en veut pas au propriétaire du chien. D’ailleurs, le rapport de police conclut qu’«aucune action imprudente de la part du gardien» n’a été commise. Le chien en était à sa première attaque et il sera euthanasié.

Le père de Danika s’oppose plutôt au droit de posséder un pitbull. «Je veux que ça cesse, que quelqu’un mette ses culottes à un moment donné. J’ai même contacté le député», a dit Patrice St-Amand.

Protéger le public

La famille de Christiane Vadnais, morte à la suite d'une attaque mortelle du chien de son voisin en juin 2016, à Montréal, continue de demander l'interdiction des pitbulls. Son frère soutient que cette race-là a été développée pour faire des chiens d'attaque. Gaston Vadnais croit qu'il faut en faire davantage pour protéger le public contre les attaques de chiens. Il salue d'ailleurs l'initiative de la municipalité où il réside, Louiseville. La muselière est obligatoire pour les chiens de plus de 11 livres dans des événements comme le Festival de la galette de sarrasin.

Le débat des pitbulls est bien enclenché au Québec. En juin, le gouvernement Couillard a renoncé à interdire les pitbulls. On parle plutôt d'encadrement des chiens dangereux. La Ville de Trois-Rivières s'en remet à la décision du gouvernement du Québec. «Ici, il n'y a pas de race visée en particulier», a dit le porte-parole Yvan Toutant.