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Alexis Lafrenière impressionne Gretzky

Alexis Lafrenière
Photo d'archives Alexis Lafrenière s’avère déjà comme le plus bel espoir pour le repêchage amateur de la LNH en juin 2020.

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Alexis Lafrenière fait écarquiller les yeux de tous les observateurs au tournoi Gretzky-Hlinka. Il y a de quoi. Deux points par match, le capitaine de son équipe, un leader, et surtout un passionné.

Quand on a demandé à Gretzky ce qu’il pensait de Lafrenière, il n’a pas hésité un seul instant : « Impressionnant. Il sera un joueur de centre de très haut niveau dans la Ligue nationale. »

« Wayne, il évolue à l’aile », lui a-t-on fait remarquer.

« Et puis après. L’un des meilleurs joueurs de centre de l’histoire de la ligue a disputé trois saisons à l’aile gauche. »

Gretzky faisait référence à Mark Messier.

« Ce jeune homme [Lafrenière] me rappelle Gilbert Perreault. Il est puissant, son coup de patin est explosif, il est intelligent et sa plus grande qualité, il va aller là où la rondelle va apparaître. »

C’était aussi la plus grande qualité de Gretzky.

Lafrenière disputera une autre saison avec l’Océanic de Rimouski, je dirais plutôt qu’il va disputer les deux prochaines campagnes avec son équipe junior. Il sera sans aucun doute le joueur le plus convoité lors de la sélection des joueurs amateurs en 2020.

L’équipe qui recrutera Lafrenière, aux dires de tout le monde, obtiendra un joueur de concession. Un joueur d’exception.

Deux saisons, c’est encore bien loin, direz-vous ? D’accord. Mais, rapidement, si on extrapolait. Quelles sont les chances du Canadien de terminer dans le troisième tiers du classement général à l’issue de la saison 2019-2020 ?

Nettement plus élevées que de retrouver le Tricolore parmi les dix meilleures formations de la Ligue nationale, ne croyez-vous pas ? Donc, se pourrait-il que le Canadien se retrouve impliqué dans le derby Lafrenière ?

Possible. On peut toujours rêver, non ?

Déjà 30 ans...

L’un des moments les plus captivants entourant l’échange impliquant Wayne Gretzky, le 9 août 1988, est cette réunion dans le bureau de Bruce McNall, alors le propriétaire des Kings de Los Angeles. McNall avait décidé de faire de Gretzky son directeur général uniquement pour conclure ce marché.

Gretzky et McNall étaient donc en discussion avec Peter Pocklington, depuis son bureau à Edmonton, pour mettre sur papier tous les détails pertinents de la transaction.

À un certain moment, Pocklington, qui avait obtenu 15 millions $, Jimmy Carson, Martin Gélinas et trois choix de première ronde en retour de Mike Krushelnysky, Marty McSorley et Gretzky, y alla d’un commentaire particulier. Il ignorait que Gretzky était dans le bureau de McNall. Il ne mâcha pas ses mots à l’endroit de son ex-capitaine, lui reprochant son individualisme, son manque de leadership, bref, tout y passa.

McNall n’eut pas à convaincre Gretzky qu’il avait pris la bonne décision en acceptant son transfert en Californie. Il eut un impact gigantesque sur l’essor du hockey en Californie. Cet état compte maintenant trois formations.

« Los Angeles et les Kings avaient besoin d’une grande vedette. À Los Angeles, une équipe sportive doit avoir dans sa formation des joueurs de concession, raconta McNall, quelques années plus tard. Gretzky était notre cible. »

Une nouvelle qui avait fait la une de toutes les grandes publications aux États-Unis et qui avait été cette journée-là la première nouvelle en importance chez les trois grands réseaux de télévision.

Pacioretty vend

Max Pacioretty aurait bien aimé évoluer pour les Panthers de la Floride. Dale Tallon lui a préféré Mike Hoffman, ex-ailier des Sénateurs d’Ottawa.

Le capitaine du Canadien a donc décidé de vendre son domicile de la Floride et attend des nouvelles de Marc Bergevin.

Le marché ne semble pas très propice aux transactions à moins de frapper à la bonne porte comme l’a fait Jason Botterill, le directeur général des Sabres de Buffalo, qui a obtenu, la semaine dernière, Jeff Skinner, des Hurricanes de la Caroline, sans toucher à ses effectifs. Il y a quelques directeurs généraux qui profitent du mois d’août pour s’offrir quelques journées de congé.

Dans quelques semaines, certaines équipes tenteront d’apporter quelques modifications aux effectifs surtout à l’approche du camp d’entraînement et c’est à ce moment-là que Marc Bergevin pourra tenter à nouveau sa chance.

Dans le dossier Pacioretty, il a fait chou blanc sur toute la ligne.

Dans le calepin

Donald Fehr, le grand patron de l’Association des joueurs de la Ligue nationale, a effleuré le sujet, la semaine dernière, dans le cadre d’un tournoi de golf. Y a-t-il des discussions entre l’AJLNH et la Ligue nationale relativement au cannabis ?

Il a mentionné que des pourparlers sont en cours et que les négociations se poursuivront dans les prochaines semaines. Il y a sept équipes canadiennes et, à partir d’octobre, on pourra consommer du pot sans aucun problème au Canada. Neuf états américains ont également légalisé le cannabis. À ce sujet, le règlement de la ligue est toujours le même, mais il y aura sûrement des amendements qui seront apportés prochainement.

La LNH tolère l’usage du cannabis à des fins médicales. Cependant, quelle sera la politique de la ligue au niveau de l’usage du cannabis à des fins récréatives ?...