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Organiser une vente de garage : bon moyen pour faire de l’argent ou perte de temps ?

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Peut-on vraiment faire de l’argent avec une vente de garage ou est-ce seulement une occasion d’étaler ses vieilles collections de VHS de Beethoven?

Ma blonde Laurie et moi avons toujours été friands des ventes de garage un peu cool du Mile End et du Plateau.

Chaque étal de gogosses usagées est plus excitant les uns que les autres. On a souvent trouvé des vêtements ou des décorations uniques à un prix modique.  

Curieux de connaître les répercussions économiques d’une vente de garage, on a décidé, avec quelques amis, de devenir vendeurs de babioles l’instant d’une journée.

L’organisation: à ne pas négliger  

Je dois avouer que j’ai légèrement sous-estimé le degré de préparation pour garantir l’efficacité du jour J.

J’ai amassé mes vêtements et autres bidules à vendre pendant quelques semaines, mais plusieurs aspects cruciaux m’ont échappé comme: la petite monnaie pour les achats, la bouffe pour la journée et les pancartes «publicitaires» dans le quartier.

Le matin même, Laurie et moi nous séparons les tâches afin que tout soit prêt pour 10 h. Évidemment, on a un peu de retard, mais on est tout de même les premiers de notre gang à s’installer. 

Autre détail important qui ne m’a pas effleuré l’esprit avant: la répartition des effets à vendre.

Je monte tant bien que mal un rack à linge du Ikea pendant que Laurie utilise une couverture pour étendre ses vêtements bien à la vue des badauds du Plateau.

Nos amis arrivent quelques minutes plus tard. Le marché aux puces improvisé est officiellement ouvert! 

Du soleil, des amis et ben du fun

La journée avance et les quelques passants du coin s’arrêtent un instant jeter un œil à notre marchandise.

Sur la quarantaine de «clients» qui ont défilé, environ une quinzaine a acheté de nos produits de seconde main.

Je constate également que les acheteurs masculins sont assez rares et que la (très) grande majorité ne porte pas attention à mes articles.

On ne battra pas de records de vente aujourd’hui. Au moins, le soleil est bon et la compagnie réussit à rendre cette expérience plus qu’agréable. 

Quand la fatigue se pointe le bout du nez et que la clientèle se fait rare, on s’entend tous pour remballer le tout.

Je me propose volontaire afin d’aller porter le reste des choses invendues à une œuvre de charité à l’aide de ma fidèle vanne. 

De retour à notre appartement, on est vidé, mais heureux d’enfin avoir pu vivre cette expérience. 

Finalement, peut-on faire de l’argent?

Oui. Mes amis ont remporté, en moyenne, 80$ chacun.

Si on enlève les coûts liés à l’achat des pancartes, du lunch et des boissons, il ne reste pas grand-chose.

En somme, la vraie richesse d’un évènement comme celui-là se calcule plutôt en bons moments qu’en argent empoché.

Est-ce que je le referais? Oui, certainement. 

 

 

 

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