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J’y suis et j’y reste

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La lettre y peut être employée comme adverbe – elle signifie alors « à cet endroit-là » (j’y suis et j’y reste) ; le i grec (y) peut aussi être utilisé comme pronom personnel – il prend alors la place de « à lui », « à elle », « à eux », « à elles » ou même « à cela » (ex. : voici le document et le rapport de recettes s’y rattachant). Mais il ne peut en aucun cas remplacer qui, pronom relatif. Il faut écrire « ... le document et le rapport qui s’y rattache » et non « ... [qu’y] s’y rattache ». Parlant du i grec (y), une lectrice, Nic, disait récemment avoir un trou de mémoire* : doit-on écrire : « des fleurs il y en a eues » ou « il y en a eu » ? Des fleurs, il y en a déjà eu. Il y a eu quoi ? En (pour des fleurs). Dans cet exemple, en est complément d’objet direct. Il n’y a pas d’accord.

* Il faut préférer la locution « trou de mémoire » à l’expression « blanc de mémoire » (de l’anglais memory blank).