/weekend
Navigation

L’univers du Petit Prince dans les parcs

L’univers du Petit Prince dans les parcs
Photo courtoisie, Shanti Loiselle

Coup d'oeil sur cet article

Le magnifique conte philosophique d’Antoine de Saint-Exupéry est présentement à l’affiche dans divers parcs de la métropole, dans une nouvelle adaptation d’Éric Noël. Cette nouvelle mouture, Astéroïde B 612, s’adresse aux jeunes de 6 à 12 ans, mais séduira aussi les grands qui ont envie de retrouver leur cœur d’enfant.

Ce conte, publié en 1943, vendu à 145 millions d’exemplaires dans le monde, et qui a fait l’objet de nombreuses adaptations théâtrales, est encore aujourd’hui aussi populaire auprès des enfants. Pas surprenant que le théâtre La Roulotte, qui en est à sa 66e saison, ait choisi cette superbe histoire. « C’est une scène extérieure qui représente des défis en raison de sa taille », fait remarquer Jean-Simon Traversy, qui est heureux de relever le défi et de signer la mise en scène pour une deuxième saison consécutive. Outre la scène, un des grands défis est de parvenir à garder l’attention des spectateurs qui peuvent être distraits par les activités ou les bruits ambiants. « C’est une très belle histoire philosophique et le défi est aussi de savoir la raconter à un jeune public », confie le metteur en scène.

Un périple initiatique

De la même manière que dans le conte original, on retrouvera Saint-Exupéry, un aviateur, qui s’écrase en catastrophe au beau milieu du désert et qui souhaite réparer son avion. « Le Petit Prince lui apparaît comme une hallucination », annonce Jean-Simon Traversy. « C’est un peu comme une autre partie de lui-même. » Ainsi, parallèlement, sur un astéroïde lointain, un Petit Prince abandonne une fleur, ayant du mal à s’en occuper.

Il va néanmoins s’occuper de sa fleur par l’entremise de cinq personnes qui vont l’emmener sur cinq planètes différentes. « Il s’agit d’une adaptation très près du conte original, souligne le metteur en scène. On aura cependant cinq astéroïdes au lieu d’une dizaine et le texte est plus rythmé, les scènes défilent rapidement. »

Sur scène, on retrouvera notamment le vaniteux, le businessman et le géographe. « Le roi du conte sera désormais une reine, révèle Jean-Simon Traversy. Le texte nous fait comprendre que c’est à nous d’apprivoiser et de prendre soin de ceux qu’on aime. »

La relève

À l’instar des années précédentes, ce sont des finissants du Conservatoire d’art dramatique de Montréal et de l’École nationale de théâtre du Canada qui composent la distribution.

Fait intéressant, le Petit Prince est interprété par une femme, Elisabeth Smith. « J’ai fait auditionner 22 finissants des deux Écoles, tant des filles que des garçons, et Elisabeth était la meilleure pour interpréter un Petit Prince curieux », souligne Jean-Simon Traversy.

Quant à l’équipe de concepteurs qui a fait les costumes, les décors et la trame sonore, elle est aussi composée d’un groupe de finissants qui en sont à leur première expérience professionnelle.

Par ailleurs, Jean-Simon Traversy travaille à la codirection du Théâtre Duceppe. La saison automnale s’ouvrira avec la pièce Oslo à compter du 5 septembre.

Astéroïde B 612

Auteur : Éric Noël, d’après l’œuvre originale Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry
Mise en scène : Jean-Simon Traversy  
Distribution : Hélène Durocher, Simone Latour Bellavance, Étienne Lou, Philippe Robidoux et Elisabeth Smith.
Jusqu’au 17 août dans les parcs de la métropole 
Pour les dates et lieux : laroulotte.accesculture.com 
Les représentations sont gratuites et sont annulées en cas de pluie.