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Une fête à ne pas manquer

L’invitation, Elizabeth Day, aux Éditions Belfond, 352 pages
Photo courtoisie L’invitation, Elizabeth Day, aux Éditions Belfond, 352 pages

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Avec ce deuxième roman traduit en français, l’écrivaine britannique Elizabeth Day nous invite à assister à une lente descente aux enfers aussi burlesque que captivante.

Même si ce roman n’a absolument rien d’un polar, il nous transporte dès la première page dans la salle d’interrogatoire du commissariat de Tipworth, un petit village des Cotswolds qui, jusqu’à l’arrivée des richissimes Ben et Serena Fitzmaurice, était relativement tranquille. Sans vouloir mélanger personne, on doit cependant ajouter que ce ne seront pas eux qui se feront d’emblée cuisiner par la police, mais le terne critique d’art Martin Gilmore, dont les principaux hauts faits se résument à un mariage (avec la douce et discrète Lucy) battant désormais de l’aile et à la publication d’un livre (L’art : et si on s’en foutait ?) ayant attiré cinq ans plus tôt l’attention des intellos britanniques.

Amis pour la vie ?

Alors que l’un a toujours brillé en société et que l’autre a dû ramer très fort pour se tailler une minuscule place au soleil, Ben et Martin – alias sa « petite ombre » – sont inséparables depuis le collège. Ce qui explique pourquoi, dans la soirée du 5 au 6 mai 2015, Martin et sa femme Lucy ont été conviés à venir célébrer aux côtés de toutes les personnalités les plus prestigieuses de Notting Hill le 40e anniversaire de Ben dans un ancien prieuré converti à prix fort en maison de campagne. Une fête qui passera à la postérité pour les mauvaises raisons parce qu’au fil des heures, leur vieille amitié de jeunesse prendra un sérieux coup de vieux et que bien avant l’aube, Ben et Serena seront transportés d’urgence à l’hôpital. Et pour en découvrir les raisons, on a nous aussi veillé jusqu’aux petites heures du matin sans voir le temps passer...

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Comptine mortelle

Anthony Horowitz, aux Éditions du Masque, 320 pages
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Anthony Horowitz, aux Éditions du Masque, 320 pages

Depuis déjà plusieurs années, les romans policiers au charme suranné d’Alan Conway se vendent comme des petits pains chauds, son détective, Fidèle Staupert, plaisant à tous les fans d’Agatha Christie. Mais en lisant son tout nouveau manuscrit, son éditrice ne tardera pas à découvrir qu’il y a anguille sous roche. À tel point qu’elle devra elle-même jouer les détectives. Un livre bien fait et divertissant à souhait.

Breaking News

Frank Schätzing, aux Éditions Points,  1272 pages
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Frank Schätzing, aux Éditions Points, 1272 pages

Après avoir fait ses premières armes sur les terrains les plus minés de la planète, le grand reporter de guerre, l’allemand Tom Hagen, ira un jour beaucoup trop loin et au lieu de revenir d’Afghanistan avec un sacré bon scoop dans ses valises, il devra repartir de zéro à cause d’une libération d’otages ayant extrêmement mal tourné. Et pendant qu’il tentera tant bien que mal de se remettre en selle, on verra défiler toute l’histoire... de l’État d’Israël ! Un pavé édifiant.

Votre cerveau est définitivement extraordinaire

Fabien Olicard, aux Éditions First, 144 pages
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Fabien Olicard, aux Éditions First, 144 pages

Il faut voir ce livre comme un incroyable coffre à outils... pour le cerveau ! Qu’on veuille améliorer sa mémoire, pouvoir mieux se concentrer, gagner en optimisme, calculer plus rapidement de tête, apprendre à faire des trucs de mentaliste (du genre trouver un objet secret !) ou perdre certaines mauvaises habitudes, il a l’astuce qu’il nous faut pour nous permettre d’y arriver.

Pâtisseries japonaises

Laure Kié, aux Éditions Mango, 144 pages
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Laure Kié, aux Éditions Mango, 144 pages

C’est la première fois qu’on voit passer un livre de recettes consacré aux pâtisseries japonaises. Du coup, impossible de ne pas en parler ! Au fil des pages, on apprendra ainsi à confectionner dorayaki, daifuku, manju, wagashi, dango, anpan ou sakura mochi, des desserts souvent aussi bons que mignons.

Frissons garantis

Les chiens de chasse, Jørn Lier Horst, aux Éditions Gallimard, 480 pages
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Les chiens de chasse, Jørn Lier Horst, aux Éditions Gallimard, 480 pages

Les chiens de chasse

Une nouvelle série qu’on ne connaissait pas, d’un auteur norvégien dont on n’avait encore jamais entendu parler... Mais en Scandinavie, comme l’un et l’autre font fureur, on s’est dit qu’il était grand temps de se rattraper avec ce deuxième opus traduit en français ! Une bonne chose, parce qu’on y a pris beaucoup de plaisir, l’intrigue nous réservant quantité de rebondissements sans se révéler trop glauque.

Dans l’œil du cyclone

Le héros récurrent se nomme William Wisting et très vite, on apprendra qu’il est vraiment dans de sales draps : il y a 17 ans, en enquêtant sur une sordide affaire de disparition et de meurtre, il a de fait fortement contribué à l’arrestation d’un certain Rudolph Haglund. Lequel, dès sa sortie de prison, s’empressera de convaincre son avocat d’envoyer une demande à la Commission de révision, certaines preuves ayant, selon lui, jadis été fabriquées de toutes pièces par nul autre que Wisting.

Aussitôt vilipendé et démis de ses fonctions de flic, Wisting ne pourra donc bientôt plus compter que sur l’aide de sa fille – qui, par chance, est journaliste d’investigation ! – pour reprendre cette vieille enquête depuis le début et prouver rapidement sa propre innocence. Le temps presse, une nouvelle jeune femme venant d’être enlevée...