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De plus en plus de marchés publics

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Photo Agence QMI, Simon Clark Bruno Lesieur et Claudia Gauthier-Théorêt, représentants de la Ferme Théorêt et filles de Deschaillons, accueillent les clients avec le sourire au marché public de Sainte-Foy où ils sont fiers de présenter le fruit de leur labeur aux consommateurs.

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Le marché Jean-Talon est sans aucun doute le plus connu, mais de petits nouveaux poussent comme des champignons. En dix ans, le nombre de marchés publics, membres de l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ), est passé de 30 à 103.

Il suffit de faire un saut dans un marché public ces temps-ci pour admirer des étals regorgeant de couleurs et de saveurs.

Jusqu’au 19 août, l’AMPQ souligne la 10e édition de la Semaine québécoise des marchés publics, en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles.

Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), près de 30 % des Québécois déclarent acheter régulièrement des aliments dans un marché de proximité, soit à la ferme ou dans un marché public.

« Il y a un bel engouement, c’est vrai. La clientèle se renouvelle. On sent qu’il y a une nouvelle vague en faveur de l’achat local. Les gens sont plus conscientisés sur la provenance des aliments », se réjouit Isabelle Brodeur, coordonnatrice du marché public de Sainte-Foy.

Depuis plus de vingt ans, Diane Séguin, présidente de l’AMPQ, s’implique dans la gestion de marchés publics. Cette année, elle participe au démarrage de celui de Prévost, dans les Laurentides.

« Quand un marché naît, il faut développer la clientèle. On travaille fort, mais ça va bien. Il faut prévoir de trois à cinq ans pour établir un marché. Lorsqu’il y a une belle collaboration avec la municipalité, cela fait toute la différence », affirme-t-elle.

Des retombées importantes

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique bioalimentaire, le gouvernement du Québec a réservé une enveloppe de 300 000 $ sur trois ans pour soutenir la mission de l’AMPQ.

Pour chaque tranche de 30 $ dépensée dans un marché public, 20 $ additionnels sont injectés dans la communauté.

« C’est un moteur très important pour l’économie locale », soutient Jean-Nick Trudel, directeur général de l’AMPQ qui travaille à la production d’une étude complète sur l’impact des marchés publics attendue au cours des prochains mois.