/sports/baseball/capitales
Navigation

Gélinas entre dans un groupe sélect

L’artilleur des Capitales signe sa 100e victoire en carrière dans un gain de 2-1 sur les Miners, dimanche après-midi

Karl Gélinas a savouré dimanche sa 100<sup>e</sup> victoire professionnelle, dont une 82<sup>e</sup> dans l’uniforme des Capitales. 
Photo Annie T. Roussel Karl Gélinas a savouré dimanche sa 100e victoire professionnelle, dont une 82e dans l’uniforme des Capitales. 

Coup d'oeil sur cet article

La sixième tentative aura finalement été la bonne pour Karl Gélinas. Le lanceur québécois a décroché la 100e victoire de sa carrière chez les professionnels lorsque les Capitales ont complété le balayage face aux Miners de Sussex County en l’emportant à l’arraché par la marque de 2-1, dimanche après-midi, au stade Canac.

Gélinas (7-7, 3,14) a été impérial pour atteindre le chiffre magique à son retour au jeu après un peu plus d’une semaine d’absence, mais il aura fallu deux coups sûrs en huitième manche de son équipe afin que le scénario de rêve se concrétise devant quelque 2572 amateurs dans les gradins de la vétuste enceinte du parc Victoria.

« C’est fait, on peut arrêter d’en parler ! Je suis content, c’est un soulagement », a lancé le vétéran de 34 ans avant d’être aspergé d’eau glacée par ses coéquipiers.

Les Capitales avaient aussi une autre raison de sourire à l’issue de la rencontre puisque la victoire leur permettait de passer le balai aux dépens des meneurs du classement général de la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Après avoir perdu des plumes lors des dernières semaines dans sa lutte pour le premier rang, la troupe de Patrick Scalabrini s’est approchée à 6,5 matchs du sommet grâce à cette série parfaite.

Points tardifs

Les joueurs des Capitales avaient été menottés par le partant des Miners, David Rollins, un ancien des Mariners de Seattle, jusqu’à ce que T.J. White crée l’égalité 1-1 à l’aide d’un double qui a été suivi par le simple décisif de Kalian Sams, poussant White à la plaque. Trevor Bayless a ensuite fini le travail en relève pour obtenir son septième sauvetage. La formation québécoise n’avait offert aucun appui offensif à Gélinas lors de ses deux derniers départs, ce qui lui a fait craindre le pire à deux retraits en huitième.

« Je me disais que c’était le même scénario et que je devais continuer à garder l’équipe dans le match. Je ne pouvais pas croire qu’on n’allait pas faire un point et qu’on allait encore se faire blanchir. Puis, on a eu aussi de très gros jeux en défensive et des doubles jeux opportuns », a souligné l’ancien espoir des Angels d’Anaheim qui en est à sa 12e campagne dans l’uniforme blanc à rayures bleues.

Ce plateau historique a rappelé au principal intéressé à quel point il aimait toujours sauter quotidiennement sur le terrain, même si son rêve de jeunesse d’atteindre les ligues majeures ne s’est jamais matérialisé, brisé notamment par l’usage de produits dopants qui lui avait valu une longue suspension en 2006.

« Oui, ça rebrasse énormément de souvenirs, des hauts et des bas. [...] Je joue encore pour le thrill de compétitionner et pour le thrill de pouvoir gagner un autre championnat », a exposé Gélinas, devenu le visage de l’organisation québécoise au fil des ans.

« Je ne pensais même pas que je serais encore ici. Je m’en venais ici sans trop savoir dans quoi je m’embarquais. Et me voilà encore 12 ans plus tard à faire la même chose avec autant de plaisir, sinon plus. C’est un sentiment d’accomplissement. »

Scalabrini fier

Le gérant Patrick Scalabrini affichait un large sourire après le match.

« C’était un match émotif contre la meilleure équipe dans une situation de balayage. C’était une journée où il y avait un peu de magie et une sensation de séries. Je suis vraiment content pour Karl, qui a été complètement dominant », a dit Scalabrini, qui a placé l’artilleur Juan Benitez sur la liste des blessés pour réintégrer Gélinas à l’alignement.

« Il retournera chez lui [à Toronto], mais on le garde comme police d’assurance pour les séries. » Les Capitales passeront la prochaine semaine à l’étranger, d’abord à Trois-Rivières, puis à Sussex.