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Legault en pôle position

Legault et Couillard
Montage

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Les élections à date fixe ont complètement chamboulé la manière de préparer les campagnes électorales. Auparavant, les partis d’opposition jouaient au chat et à la souris avec le gouvernement pour deviner la date de l’élection. Les chefs des partis se préparent maintenant plusieurs mois à l’avance pour leur rendez-vous avec les électeurs.

Selon les sondages Léger- Le Journal/Le Devoir,  il y a un an, le PLQ menait la course à 32%, suivi de la CAQ à 26% et du PQ à 23%. Aujourd’hui, la CAQ est à 37%, le PLQ à 28% et le PQ à 19%.

Le rapport de force sur la ligne de départ est clair. La CAQ est en avance, le PLQ n’est pas battu tandis que le PQ semble en voie d’être marginalisé, comme il l’admet lui-même dans une étonnante campagne d’auto-dénigrement. 

Tout indique que la prochaine élection sera un duel entre Legault et Couillard.

Lequel des deux chefs s’est le mieux positionné dans la dernière année en vue de la prochaine campagne électorale?

Couillard

L’élection surprise de la caquiste Geneviève Guilbault dans le fief libéral de Louis-Hébert l’automne dernier a montré  que la population en a assez des libéraux, qu’elle veut du changement. Depuis ce temps, Philippe Couillard ne cesse de perdre du terrain dans l’électorat francophone.

Il a bien tenté de renverser la tendance en dépensant sans compter pour donner un nouveau souffle à son gouvernement. Cette orgie de dépenses rappelle plutôt que le pactole dont disposent les libéraux provient de cruelles coupures dans les services publics, notamment dans l’aide aux enfants en difficulté d’apprentissage et dans les soins aux aînés.

Il a joué la carte de la peur en caricaturant la CAQ sur ses positions sur l’identité québécoise et en voulant l’associer à l’extrême droite. L’opération était si grossière qu’elle a embarrassé le PLQ. Couillard est apparu déconnecté de la population. L’offensive libérale a plutôt montré que la CAQ partage avec la majorité francophone une même conception de la défense de ses valeurs et de son identité.

Si la dernière année nous a appris quelque chose, c’est que les libéraux ne se préoccupent des besoins des familles qu’avant les élections et qu’ils sont insensibles à la volonté des francophones de protéger leur langue et leur culture.

Legault

Pendant ce temps, Legault s’est battu sur tous les fronts pour diminuer le fardeau fiscal des familles, donner des services supplémentaires aux enfants en difficulté d’apprentissage et améliorer  les conditions de vie des résidents en CHSLD.

Il a rassemblé une équipe de candidats prête à remplacer les libéraux. Sonia Lebel, Chantal Rouleau, Isabelle Charest, Éric Girard et Lionel Carmant se sont joints à une équipe de députés d’expérience comme Nathalie Roy, Simon Jolin-Barette, Éric Caire, François Paradis et Jean-François Roberge.

Legault est le chef de parti le plus apprécié. Il jouit depuis plusieurs années d’une crédibilité en économie à toute épreuve. Une majorité de Québécois partage sa passion pour l’éducation et sa volonté de faire mieux pour le Québec. Il a l’expérience pour être le prochain premier ministre.

Pourquoi la CAQ est-elle première aujourd’hui dans les sondages?

La réponse est évidente.

Le meilleur programme. La meilleure équipe. Le meilleur chef.