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Le chef caquiste n’approuverait pas le projet

Le chef caquiste n’approuverait pas le projet
Photo Agence QMI, ANDRÉANNE LEMIRE

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SHAWINIGAN | S’il devient premier ministre, François Legault n’approuvera pas le projet de parc éolien Apuiat dans sa forme actuelle.

Le chef de la CAQ se rendra d’ailleurs sur la Côte-Nord lundi afin d’expliquer les raisons qui l’incitent à renoncer à la construction de ce parc éolien de quelque 200 mégawatts, qui doit être réalisée de concert avec les communautés innues.

« Je prends le dossier de front et je vais aller en discuter avec eux autres, a-t-il lancé en référence aux électeurs de la région. J’ai confiance que même les citoyens de la Côte-Nord, qui vont peut-être se voir privés d’un projet à court terme, vont comprendre qu’on ne peut pas mettre un milliard et demi de pertes chez Hydro-Québec pour créer des emplois... Il faut que ce soit des emplois utiles. »

Notre Bureau d’enquête révélait cette semaine que, bien qu’il devrait créer 400 emplois en phase de construction, le projet d’Apuiat pourrait entraîner des pertes estimées entre 1,5 milliard et 2 milliards de dollars sur 25 ans, selon le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel. Malgré cela, le premier ministre Philippe Couillard affirme que le parc éolien doit aller de l’avant, notamment pour ne pas compromettre d’autres projets de développement sur des territoires revendiqués par les premières nations dans le Nord-du-Québec.

Pas contre l’éolien

François Legault assure toutefois qu’il n’est « pas contre l’éolien ». « Mais je suis contre le fait d’acheter de l’énergie qu’on n’a pas vendue, alors qu’on n’a pas de contrats à long terme, alors qu’on est déjà en surplus », souligne-t-il.

Le chef de la CAQ a de nouveau demandé au premier ministre Couillard d’attendre le résultat de l’élection avant de signer le contrat avec la coentreprise formée par Boralex, RES et les communautés innues.

Pour sa part, Philippe Couillard a déclaré, en marge d’un déplacement au Vermont, qu’il espère que le projet Apuiat fasse l’objet d’une entente de principe avant le scrutin. Les négociations avec Hydro-Québec, a-t-il souligné, se poursuivent.

— Avec la collaboration de Charles Lecavalier