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L’impact doit être plus opportuniste

Avec plus de finition, la formation montréalaise serait revenue de Salt Lake City avec trois points

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Photo USA TODAY Sports Auteur du but de l’Impact samedi soir, Jukka Raitala a tout fait pour freiner Joao Plata du Real Salt Lake.

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SALT LAKE CITY | L’Impact aurait pu réaliser un vol s’il était parvenu à l’emporter contre le Real Salt Lake samedi soir.

Ce verdict nul de 1 à 1, très mérité au demeurant, aurait pu, avec juste un peu plus d’opportunisme, se transformer en une récolte de trois points.

Le principal problème aura été le manque de finition parce que l’Impact en a eu des tirs : 12 pour être exact. Mais il n’en a cadré que trois. Le dernier geste a manqué de justesse pour tous les joueurs offensifs. Pour preuve, c’est Jukka Raitala, un défenseur, qui a marqué le seul but de l’équipe.

Et Rémi Garde est conscient que c’est un aspect à améliorer d’ici la fin de la saison.

« C’est un axe de travail, on a besoin de progresser là-dessus. Mais je préfère me créer beaucoup d’occasions que de ne m’en créer que deux par match. »

Pas évident

L’Impact n’a pas vraiment bougé au classement à la suite de ce week-end. Il se retrouve sur un pied d’égalité avec l’Union de Philadelphie avec 30 points. Philly est cinquième sur la base de son différentiel de buts.

Mais si le Bleu-blanc-noir est toujours au-dessus de la ligne rouge qui donne accès aux séries de fin de saison, absolument rien n’est encore joué.

En effet, l’Impact a disputé 25 matchs, il ne lui en reste donc que 9 à disputer. Les équipes avec qui il lutte disposent d’un avantage à cet égard.

Philadelphie et la Nouvelle-Angleterre (29 points) ont disputé deux rencontres de moins. Si l’on regarde un peu plus bas dans le classement, Orlando, Toronto et Chicago ont chacun 23 points. Orlando et Toronto ont disputé 23 matchs et Chicago 25.

Neuf finales

On l’entend de plus en plus depuis une semaine, les neuf derniers matchs de l’équipe seront véritablement neuf finales où il sera impératif de récolter un maximum de points.

L’Impact n’a pas la fin de calendrier la plus facile avec cinq matchs à domicile (Chicago, Red Bulls, NYCFC, Columbus et Toronto) et quatre à l’étranger (Toronto, Philadelphie, D.C. United et Nouvelle-Angleterre).

Que des matchs contre des rivaux de l’Association de l’Est. Et cinq d’entre eux contre des rivaux que l’on peut qualifier de directs.

Ce sont probablement les résultats de ces cinq rencontres qui vont décider du sort de l’Impact.

Calendrier favorable

Parmi les équipes en lutte avec l’Impact, Philadelphie est sans doute un peu favorisée par le calendrier avec six rencontres à domicile et cinq à l’étranger. L’Union va aussi disputer la finale de la US Open Cup à l’étranger à la fin septembre, dans une semaine de trois matchs.

Quant au Revolution, il n’est pas gâté avec seulement quatre rencontres au Gillette Stadium contre sept en déplacement.

Et n’oublions pas Toronto, qui n’est plus très loin derrière. Le TFC jouera cinq fois au BMO Field et six fois à l’étranger.

Non, ce ne sera pas de la tarte.

Bonne impression

Par ailleurs, on a vu pour la première fois l’attaquant Quincy Amarikwa et le milieu de terrain Micheal Azira, samedi.

Acquis mercredi dernier, les deux joueurs sont entrés dans la rencontre comme substituts en seconde demie et ont laissé une bonne impression.

« J’ai besoin d’eux et ils ont très bien répondu, a confirmé Rémi Garde. Je suis content de l’entrée des deux, on a senti qu’ils avaient apporté quelque chose. »

Ça fait beaucoup d’apprentissages sur le tas, mais j’y suis habitué, a renchéri Amarikwa. Je dois apprendre rapidement, m’adapter et démontrer que je peux être un atout.

« Avec un peu plus de temps, je vais apprendre le mouvement des gars et on sera plus sur la même longueur d’onde, et on va créer plus d’opportunités. »