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Virage technologique de 2,6 M$ pour Louis Garneau Sports

Les investissements permettront de consolider 225 emplois au siège social

Très ébranlé par une chute à vélo cet été qui a bien failli lui coûter la vie, Louis Garneau (au centre) a confirmé qu’il mettait toutes ses énergies à développer un nouveau casque encore plus sécuritaire. Il est apparu hier aux côtés de son fils aîné, William (à droite), qui occupe la fonction de directeur général et du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx.
Photo Jean-François Desgagnés Très ébranlé par une chute à vélo cet été qui a bien failli lui coûter la vie, Louis Garneau (au centre) a confirmé qu’il mettait toutes ses énergies à développer un nouveau casque encore plus sécuritaire. Il est apparu hier aux côtés de son fils aîné, William (à droite), qui occupe la fonction de directeur général et du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx.

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Considérant avoir pris du retard, Louis Garneau Sports reçoit une aide du gouvernement du Québec de 1,8 M$ sur un investissement total de 2,6 M$ pour revoir l’ensemble de ses stratégies numériques.

« D’être à jour au niveau du web, c’est important. Je ne vous cache pas qu’on a un retard. Il fallait investir parce qu’on est un manufacturier dans l’âme. On aurait dû travailler plus l’image de marque et les ventes en ligne aussi. Ce n’est pas dramatique », a affirmé le fondateur, Louis Garneau.

L'aide financière du gouvernement du Québec, annoncée lundi à l'entreprise, comprend un prêt de 800 000$ d’Investissement Québec, un prêt de 800 000$ du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et 154 808$ sous forme de subventions pour un total de 1 754 808$.

Ces sommes permettront de réaliser quatre projets et de créer une dizaine d’emplois dans les domaines des technologies de l’information et du marketing.

« On veut rester compétitif dans le marché mondial et cette aide-là va nous aider énormément. On sait que la compétition est très féroce dans le commerce de détail », a déclaré William Garneau, directeur général de l’entreprise.

L’entreprise veut développer une interface transactionnelle web permettant de personnaliser les vélos lors de l’achat. Il est aussi question de mettre en place un nouveau système de gestion de l’information afin d’accroître l’efficacité de ses activités au Québec et au Mexique.

Du pain sur la planche

Enfin, l’entreprise, qui emploie 225 personnes à son siège social de Saint-Augustin-de-Desmaures, prévoit entreprendre la réingénierie de ses processus et faire l’acquisition d’un progiciel de gestion intégré, en plus de revoir son image de marque.

« C’est le plus gros projet que Garneau va connaître pour les années futures », a poursuivi William Garneau, qui vise la démocratisation de la pratique du vélo sans pour autant délaisser le marché professionnel. Le développement d’un vélo électrique fait aussi partie des plans de l’entreprise.

Le fondateur, qui a subi une commotion cérébrale et qui a eu un poumon perforé le mois dernier après une chute à vélo, provoquée par le contact avec un autre cycliste, a lancé un appel à toutes les universités du Québec afin de développer un casque encore plus sécuritaire. Sans le port de son casque, M. Garneau estime qu’il serait décédé.

« Nos casques sont très bons. Les casques de la compétition aussi, mais on est capables de faire quelque chose de meilleur. Depuis 20 ans, il n’y a pas eu tellement d’évolution. J’ai eu la malchance de le tester moi-même. Il y a des projets sur la table », a mentionné le fondateur qui tient à ce que cette innovation porte le sceau du Québec.