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Les Innus croient que le projet Apuiat sera bénéfique

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Hydro-Québec doute que les Innus de la Côte-Nord reçoivent leur juste part des profits dans le projet éolien Apuiat, mais les principaux intéressés ne sont pas du même avis.

La nation innue a répondu par voie de communiqué aux doutes soulevés par le PDG d'Hydro-Québec sur le partage des profits. Elle assure qu'elle pourrait recevoir plus de 50 % des profits de ce projet éolien sur la Côte-Nord.

Les Innus remettent en question l'analyse faite par Hydro-Québec concernant des pertes possibles de plus d’un milliard et demi de dollars sur 25 ans si le projet se concrétise en raison des «surplus énergétiques importants».

Les autochtones mentionnent aussi qu’ils ne désirent pas négocier sur la place publique.

Le maire de Port-Cartier favorable

Sur la Côte-Nord, il y a beaucoup de réactions à propos du bras de fer entre Hydro-Québec et le gouvernement.

En entrevue à l’émission de Mario Dumont à LCN, le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, a rappelé que sa ville veut recevoir le projet qui pourrait donner des redevances de 500 000 $ par année sur 25 ans. Selon lui, la population appuie le projet.

«À part M. Legault, il n’y a pas d’opposition à ce projet-là. L’acceptabilité sociale est au rendez-vous. Je pense qu’il n’y a pas [beaucoup de] projets [dont] on parle, au Québec ou au Canada, qui [fassent] autant l’unanimité [que] le projet Apuiat, ici, sur la Côte-Nord», a expliqué le maire de Port-Cartier.

Appel à la négociation

L'Association canadienne de l'énergie éolienne appelle les partis à la négociation.

Selon elle, il faut aller de l'avant avec le projet Apuiat, dont la production de 200 mégawatts permettrait l'atteinte de l'objectif de 4000 mégawatts d'énergie éolienne que s'est fixé le gouvernement dans sa stratégie énergétique 2006-2015. Elle affirme que c’est une question de crédibilité, car les investissements de l’industrie ont été faits sur la base d’un marché de 4000 mégawatts.

Même si Hydro-Québec gère actuellement des surplus d'électricité, la situation pourrait changer en 2022, année de la mise en service du projet Apuiat s’il se concrétise, selon l’Association.

«Il faut savoir que la consommation, au Québec, va en croissance. La consommation, les contrats à l’étranger vont en croissance aussi. Hydro-Québec vient de dénicher un contrat d'importance avec le Massachusetts. Ce qu’on fait, c’est un appel au calme, un appel à la négociation de bonne foi de part et d’autre. Un appel, aussi, au respect des volontés gouvernementales», estime Jean-Frédérick Legendre¸ directeur au Québec de l’Association canadienne de l’énergie éolienne.