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Volonté de parité

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La « radiographie des candidats », cet outil disponible sur le site internet du Journal et présenté hier dans nos pages, nous permet d’apprendre des choses très intéressantes sur les gens qui solliciteront nos suffrages d’ici au 1er octobre.

Ainsi, on ne s’étonnera pas lorsque Québec solidaire installera sur les poteaux le plus grand nombre de jeunes visages. On se surprendra peut-être davantage que la Coalition avenir Québec affiche l’alignement le plus scolarisé du plateau. Pour François Legault, la récolte a été bonne.

Bond spectaculaire

Une chose qui saute aux yeux en étudiant les candidatures, c’est toutefois de constater qu’un nombre record de femmes se présentent pour les différents partis. Avec 53 % de candidates, QS va au-delà de la parité. La CAQ s’en approche à 48 %. À 42 %, le PLQ se situe dans la zone dite « paritaire » supérieure à 40 %. Le PQ, qui a encore l’excuse d’être la formation politique qui a jusqu’ici comblé le moins de circonscriptions, ferme la marche à 37 %.

Par rapport à 2014, c’est un bond spectaculaire de 30 % à 45 % de candidatures féminines, ce qui démontre bien que la discussion sur la parité qui se tient au Québec depuis quelques années a pesé sur les choix des stratèges des partis.

Modèles positifs

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi. Ainsi, il ne faut donc pas s’étonner de constater que nombre de femmes plus jeunes marchent désormais dans les traces des pionnières et hésitent moins à se lancer, ce qui rappelle l’importance d’avoir des modèles positifs pour susciter l’émulation.

À la fin, cela permet également de voir que pour avoir une classe politique représentative, ce n’est pas de quotas dont les femmes ont besoin, mais bien d’une volonté affirmée d’y parvenir. C’est ce que QS et la CAQ sont en train de démontrer.