/finance/business
Navigation

De nouveaux négociateurs nommés par Hydro-Québec

La société d’État souhaite relancer les discussions sur Apuiat

Éoliennes en Gaspésie
Photo d’archives D’ici 2027, Hydro-Québec devra gérer des surplus d’électricité estimés à plus de 169 térawattheures (TWh) pour une valeur totale de 17 milliards $. Ici, le parc éolien de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie.

Coup d'oeil sur cet article

Dans le but de dénouer l’impasse dans le controversé projet éolien Apuiat sur la Côte-Nord, une nouvelle équipe de négociateurs vient d’être nommée par Hydro-Québec.

Selon nos informations, la société d’État a convenu de changer les intervenants à la table dans le but de se « mettre en mode solution », a confirmé au Journal une source gouvernementale bien au fait du dossier.

Les négociations doivent reprendre aujourd’hui entre Hydro-Québec et la Nation innue de la Côte-Nord à propos du projet éolien Apuiat.

Les promoteurs composés de Boralex, de la Nation innue et de la Société renouvelable Canada veulent construire un parc éolien de 200 mégawatts (MW) près de Port-Cartier.

Hydro-Québec et les Innus, qui négocient depuis plus de trois ans, n’ont toutefois jamais trouvé un terrain d’entente.

La semaine dernière, le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, a précisé que le tarif d’électricité exigé pour le projet Apuiat pourrait occasionner à la société d’État des pertes financières estimées « entre 1,5 milliard $ et 2 milliards $ sur la durée du contrat » de 25 ans.

Le PDG d’Hydro-Québec a depuis été rappelé à l’ordre par le ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau, et le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Hier, le ministre Moreau a dit souhaiter une reprise rapide des pourparlers alors que le projet pouvait se réaliser sans aucun impact sur les tarifs payés par les Québécois.

Le PDG d’Hydro-Québec, qui est toujours en vacances dans l’Ouest canadien, ne sera pas à la table de négociation. Il suivra toutefois de très près les échanges, a-t-on laissé entendre.

Selon TVA Nouvelles, le conseil d’administration pourrait décider de reporter leur décision d’aller de l’avant ou non avec le projet Apuiat après les élections du 1er octobre.

Et ce, même si le gouvernement Couillard souhaite le faire adopter avant le déclenchement de la campagne.

D’autres ententes

Ce n’est pas la première fois que les Innus de la Côte-Nord et Hydro-Québec se retrouvent à la même table pour négocier des ententes commerciales.

Les deux parties ont, à plusieurs reprises, conclu par le passé des ententes de partages de revenus de plusieurs dizaines de millions $ notamment pour le projet hydro-électrique de la rivière Romaine.

De nombreux litiges entre les Innus et Hydro-Québec sont toujours en cours devant les tribunaux.

Les communautés de la Nation innue ont précisé hier par voie de communiqué ne pas vouloir « négocier sur la place publique ».

Elles ont ajouté que le projet Apuiat constituait le premier projet national de la Nation innue et qu’il s’agit là d’une « occasion de réconciliation historique entre le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et les Innus ».

- En collaboration avec Pierre-Olivier Zappa, TVA Nouvelles