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La CAQ mise sur la formation technique et professionnelle

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Les troupes de François Legault veulent faire passer de 30 % à 50 % le nombre d’étudiants qui optent pour la formation professionnelle ou technique à la sortie du secondaire.

Le chef de la CAQ a dévoilé cet objectif lors de visites dans des entreprises de la Beauce et en Chaudière-Appalaches la semaine dernière. François Legault souhaite ainsi pallier la pénurie de main-d’œuvre qui frappe le Québec.

« En écoutant les employeurs, on se rend compte que le besoin de main-d’œuvre, pour des gens qui ont la formation professionnelle au secondaire ou des DEC techniques, est criant », explique le porte-parole de la CAQ en matière d’Éducation, Jean-François Roberge. De plus, ces emplois sont généralement bien rémunérés, ajoute-t-il.

Pour y arriver, la formation de François Legault veut augmenter le taux de diplomation chez ceux qui n’ont soit aucun diplôme, soit uniquement une 5e secondaire. Ceux-ci forment un peu plus de 30 % de la population, selon la CAQ. « L’idée n’est pas de diminuer les autres diplômes pour cibler la formation professionnelle et technique, mais de diminuer le nombre de gens qui sortent sans aucun diplôme qualifiant », explique Jean-François Roberge.

Réforme du financement

Un gouvernement Legault modifierait donc les programmes pour introduire plus de « flexibilité » afin que les étudiants puissent suivre des cours à temps partiel et participer à des stages, en plus de permettre l’alternance travail-études.

Dès la 1re secondaire, les jeunes visiteraient également les centres de formation professionnelle afin de faire valoir cette avenue.

La CAQ souhaite aussi offrir plus de programmes techniques en région. Pour y arriver, un gouvernement Legault réviserait la formule de financement des cégeps : le financement de base serait rehaussé afin de réduire la proportion des sommes allouées en fonction du nombre d’étudiants.

Petites cohortes

Jean-François Roberge assure qu’il n’est pas question, pour autant, « de sabrer dans l’offre des programmes préuniversitaires ».

La CAQ mise plutôt sur des petites cohortes dans les cégeps en région pour certains programmes techniques. « Si on veut avoir davantage de programmes dans un cégep où il y a peu d’étudiants, ça veut dire qu’on accepte qu’il y ait des cohortes plus petites, même si ça coûte un peu plus cher à former », dit Jean-François Roberge.