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Lafrenière est accro à la victoire

La jeune vedette de l’Océanic caresse de grandes ambitions pour la prochaine saison

Alexis Lafrenière croit avoir tous les outils en main pour amener son équipe au but ultime cette saison.
Photo Agence QMI, Joël Lemay Alexis Lafrenière croit avoir tous les outils en main pour amener son équipe au but ultime cette saison.

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RIMOUSKI | Alexis Lafrenière veut exploser cette saison. L’attaquant de l’Océanic de Rimouski ne veut pas seulement marquer des buts. Il souhaite dominer son sport et mener son équipe aux plus hauts sommets dans la LHJMQ.

Lafrenière a ressenti l’adrénaline de la victoire, il y a moins d’une semaine, en soulevant la Coupe Hlinka-Gretzky au Rogers Place d’Edmonton.

Méconnu de plusieurs amateurs de hockey à l’extérieur du Québec, le jeune homme de Saint-Eustache s’est littéralement donné en spectacle en amassant 11 points (5-6) pour terminer à égalité au premier rang des marqueurs de la compétition. Le premier de ses deux buts, inscrits lors d’une montée d’un bout à l’autre de la patinoire, en finale contre la Suède, valait à lui seul le billet d’entrée.

« Nous étions tellement un groupe uni. Tout le monde était sur la même longueur d’onde », explique Alexis Lafrenière. « On a tous travaillé vers le même objectif. On possédait tellement de profondeur. Tout le monde pouvait marquer des buts en attaque et notre défensive était très solide. On venait de disputer un match émotif (la veille, en demi-finale) contre les États-Unis. Nous aurions pu offrir une performance en deçà des attentes, mais nous nous sommes montrés sous notre meilleur jour pour le match ultime ».

Un rôle pris au sérieux

Portant le C sur son chandail en Alberta, la recrue par excellence au Canada l’an dernier a pris son rôle très au sérieux. Lafrenière désirait démontrer qu’il pouvait exercer un rôle de meneur au sein d’une équipe de pointe.

« Mon entraîneur (André Tourigny) m’a demandé de faire ce que je faisais de mieux pour montrer la voie aux gars. Des capitaines peuvent inspirer par leurs paroles. Je me suis dit que la meilleure chose que je pouvais faire était de marquer des buts. Une lettre ne veut rien dire sur un chandail, mais c’est spécial de savoir que les gars te regardent aller. Je carbure aux défis. J’étais prêt à cela », estime-t-il

À quelques heures de son arrivée au camp d’entraînement de l’Océanic, Alexis Lafrenière ressent la présence des mêmes papillons qui avaient parcouru son estomac, l’été dernier, à son arrivée dans le Bas-Saint-Laurent.

En route vers la coupe ?

Pour bien l’entourer, le directeur-gérant et entraîneur-chef Serge Beausoleil a fait l’acquisition de Cédric Paré et d’Olivier Garneau lors du repêchage de juin, à Shawinigan. Les trois attaquants recevront le mandat d’inscrire à nouveau Rimouski sur la Coupe du Président.

« Je ne les connais pas encore, mais je sais qu’ils sont de très bons joueurs. On va apprendre à se connaître au fil des semaines. L’important, c’est de créer rapidement une chimie entre nous, à l’image de celle qu’on a créée à Edmonton. Chaque année, le but est d’aller jusqu’au bout. On a appris beaucoup de notre élimination (au premier tour) contre Moncton en séries. Nous avions un groupe jeune, mais c’était difficile de jouer contre nous à chaque soir l’an dernier. Il faut que ce soit la même chose cette année. C’est notre identité à Rimouski et j’adhère à cela à 100 %. À ma première saison, je devais m’ajuster à notre groupe et à la LHJMQ. Cette année, je ne veux pas seulement être un bon joueur. Je veux être un meneur », soutient Lafrenière.

 

Un rêve de jeunesse de représenter son pays

Même s’il n’en fait pas une obsession, Alexis Lafrenière ne cache pas son désir de représenter à nouveau son pays lors du prochain championnat mondial de hockey junior prévu au cours des Fêtes à Vancouver et Victoria, en Colombie-Britannique.

Pour plusieurs observateurs, Hockey Canada ne pourra pas écarter le prodige de 17 ans, surtout après ses performances à la Coupe Hlinka-Gretzky. S’il connaît en plus un début de campagne explosif avec l’Océanic, son invitation au camp final d’Équipe Canada arrivera très rapidement.

« C’est certain que je rêve à cela depuis mon enfance. Ce serait une expérience incroyable. Je ne veux pas trop penser à cela. Je veux me concentrer sur le prochain camp d’entraînement de l’Océanic et sur l’importance de m’améliorer tous les jours. C’est à moi à prouver que j’ai ma place au sein de ce groupe sélect », indique Lafrenière.

Un été parmi les professionnels

Pour se préparer à ce qu’il attend, le marqueur de 42 buts et de 80 points à sa première saison dans la LHJMQ, à l’âge de 16 ans, n’a pas lésiné sur l’entraînement au cours de l’été.

S’entraînant sous les ordres du préparateur physique Stéphane Dubé, le prodige a côtoyé plusieurs professionnels de la LNH, dont Charles Hudon, Antoine Roussel, Cédric Paquette et Jonathan Bernier.

Il cherchait surtout à améliorer sa force musculaire, mais aussi sa vitesse et son agilité contre des joueurs gravitant au sein du circuit Bettman.

« J’ai travaillé fort au gymnase. On avait un groupe solide composé d’autres joueurs de la LHJMQ. J’ai joué dans une ligue à trois contre trois à Boisbriand. C’était extrêmement rapide et c’est ce que je recherchais. Je veux me confronter aux meilleurs pour constamment m’améliorer », soutient l’ancien des Vikings de Saint-Eustache (midget AAA).

L’authenticité de Rimouski

Alexis Lafrenière avoue s’ennuyer de Rimouski. Au cours de la dernière année, l’adolescent a découvert la fraîcheur et l’authenticité de la capitale du Bas-Saint-Laurent. Dans une ville de 60 000 habitants, il ne passe jamais inaperçu, peu importe l’endroit où il se trouve.

« J’ai hâte d’arriver à ma pension. Je suis excité de retrouver les gars et de vivre ma passion au Colisée Financière Sun Life. Rimouski est chez moi maintenant. Je suis bien dans cet environnement. Les gens sont tellement accueillants. Ce sont de vrais connaisseurs de hockey. Ils veulent gagner autant que nous. Les gars sentent constamment l’appui des partisans et cela nous donne encore plus l’envie de se défoncer pour eux autres », raconte Lafrenière.