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Un nouveau pavillon pour l’Institut Nordique

Le gouvernement fédéral a finalement confirmé sa participation au projet vendredi matin

«Je suis très émue et fière [...]», a lancé la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, entourée de ministres du fédéral et du provincial et d’autres intervenants.
Photo Pierre-Paul Biron «Je suis très émue et fière [...]», a lancé la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, entourée de ministres du fédéral et du provincial et d’autres intervenants.

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L’Institut nordique aura finalement un toit sur la tête. Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi matin qu’il participerait au financement de l’édifice dont le coût total doit être de plus de 80 M$.

Attendu depuis la création de l’Institut nordique en 2014, le bâtiment permettra à l’Université Laval de poursuivre le développement de son créneau d’excellence nordique. L'établissement d’enseignement et le gouvernement du Québec ayant confirmé leur participation au projet depuis quelques années déjà, l'on attendait jusqu'ici le financement du gouvernement canadien.

Au total, Ottawa injectera 25,5 M$ dans le projet, alors que les parts du provincial et de la Ville de Québec se chiffrent respectivement à 27,5 M$ et 5 M$. L’Université Laval et ses partenaires fourniront quant à eux les 25 M$ restants. Le début de la construction est prévu pour 2021.

«Je suis très émue et fière de ce qu’on a accompli», a lancé la rectrice de l’université, Sophie D’Amours. «On va marquer l’histoire de la recherche nordique avec ce grand carrefour de la connaissance.»

Plus de 200 chercheurs

L’Institut nordique, dirigé par le biologiste Louis Fortier, vise à mieux comprendre le nord et à permettre un développement de l’Arctique. Le nouveau pavillon permettra de consolider plusieurs partenariats développés avec différents partenaires, tant privés que publics».

«C’est le rêve de plusieurs chercheurs qui se réalise», a observé le directeur de l’institut, selon qui cette annonce était «très attendue». «Nous n’avons pas le choix d’être à l’avant-garde de cet éveil nordique», estime Louis Fortier.

Le nouveau pavillon abritera des laboratoires, des entrepôts et des ateliers d’innovation technologique et de préparation des missions nordiques. Des équipements de communication avec les communautés nordiques et les partenaires de l’université dans le domaine seront aussi construits. Plus de 200 chercheurs occuperont le bâtiment qui sera construit derrière le pavillon Ferdinand-Vandry.

Des retombées pour Québec

Alors que les intervenants présents, dont les ministres Jean-Yves Duclos, François-Philippe Champagne et Sébastien Proulx, ont largement fait l’apologie du centre pour le développement du Nord, le maire Régis Labeaume a assuré que Québec profiterait aussi de l’infrastructure. Oui le centre fera l’envie du monde, mais Québec en retirera des bénéfices promet le maire.

«Il y aura des technologies de toute sorte qui sortiront de ce projet et on fera tout pour que les retombées de ces découvertes là restent à Québec», déclare M. Labeaume, précisant que les 5M$ avancés par la ville servirait principalement à trouver des façons de «valoriser les recherches et en faire des projets commercialisables».