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Costco, un véritable «blue chip»

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Je magasine beaucoup chez Costco. Devrais-je acheter le titre en 2018 ?


Depuis une dizaine d’années, l’action de Costco (COST) a grimpé de plus de 150 %. L’entreprise domine le commerce de détail avec Walmart (WMT), Loblaw (L), Empire/IGA (EMP-A) et Metro (MRU). Malgré la montée en puissance d’Amazon (AMZN), très populaire chez les investisseurs, le modèle d’affaires de Costco a fait ses preuves.

Le renouvellement de ses membres est de 90 % au Canada et aux États-Unis et de 87 % ailleurs. En avril, les ventes des magasins comparables étaient de 14 % au Canada, 10 % aux États-Unis et 11 % ailleurs, malgré une hausse des frais d’adhésion en juin (ils représentent 2 % des revenus totaux, en hausse de 11 % sur six mois). En tenant compte de l’essence, on parle d’une hausse de 6 % au Canada et de 8 % aux États-Unis (6 % en juillet et 7,4 % en août aux É.-U.). Chez Walmart, on parle plutôt de 3 %.

Évidemment, la concurrence d’Amazon fait mal, mais Costco vend des pneus et de l’essence, pas Amazon.

Un géant

Costco compte plus de 90 millions de membres payants, qui fréquentent ses 750 entrepôts (500 aux États-Unis). De plus, Costco s’apprête à entrer en Chine l’an prochain, s’étant associé avec la société d’État Shanghai Pudong Kangqiao. Costco vend déjà en ligne dans l’Empire du Milieu, avec la plateforme Tmall d’Alibaba.

Les ventes en ligne de Costco représentent 4 % de ses revenus, tout comme Walmart. On s’attend à mieux... Costco vend pour 1,2 milliard (G) $ en ligne par trimestre ; Amazon réalise le même montant en trois jours.

Le titre de Costco est cher : le ratio cours-bénéfice était à 32 à la mi-août (29 chez Walmart et 5 chez Metro). À 1,08 %, le rendement ne se compare pas à celui de Target (3,11 %), Walmart (2,31 %), Loblaw (1,76 %) et Métro (1,62 %).

Le modèle d’affaires de Costco est basé sur des marges opérationnelles ultraminces provenant de la vente de produits, mais environ 75 % de ses bénéfices d’exploitation proviennent des frais d’adhésion (la marge combinée tourne autour de 3,3 %). Par contre, les volumes de vente sont gigantesques et le roulement d’inventaire est accéléré, notamment autour de 3700 produits (SKU) à vente rapide (un supermarché normal compte environ 60 000 produits).

Les produits frais et l’essence à marges presque nulles garantissent un achalandage élevé et constant. L’achat de produits s’effectue sans distributeurs et la livraison se fait directement en magasin (plusieurs produits n’ont jamais été manipulés par des mains humaines !), permettant des ventes d’environ 1200 $ US le pied carré (environ le double des compétiteurs). Le tiers des ventes est généré par les produits maison, dont la marque Kirkland.

Costco pourrait toutefois souffrir d’une hausse de l’inflation, de la volatilité du prix de l’essence et des marchés de change. La rétention annuelle du personnel (mieux payé que chez les compétiteurs) tourne autour de 6 %, comparativement à 50 % dans l’industrie du détail.


Question à notre investisseur


Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par Le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés à ces fins par l’Autorité des marchés financiers.