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Dialogue Jeunesse 2018 - INM : « Ne doutez jamais de votre capacité à changer le monde » - Manon Massé

Dialogue Jeunesse 2018 - INM : « Ne doutez jamais de votre capacité à changer le monde » - Manon Massé
INM - Alex Goyer (participant)

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Si la campagne électorale qui s’en vient est comme le « dialogue » tenu hier soir entre les chefs et co-porte-parole des quatre principaux partis présents à l’événement « Dialogue Jeunesse 2018 » de l’Institut du Nouveau Monde (INM), nous serons choyés. Philippe par-ci, François par là, pas de gêne pour Jean-François... et même des accolades pour Manon. Pas de chicane dans la cabane. Ne manquait que le feu de camp et un gratteux de guitare...

Manon Massé la plus « populaire »

Si on se fie à « l’applaudimètre » non-officiel de l’auteur de ces lignes, c’est Manon Massé de Québec solidaire qui remporte la palme de la popularité. Au début comme à la fin, c’est la co-porte-parole de QS et députée de Sainte-Marie-St-Jacques qui a suscité le plus d’applaudissements des 700 participants à l’événement organisé par l’INM dans le cadre de son université d’été pour les jeunes.

Au-delà des applaudissements, nous avons assisté à un bon « spectacle », si on tient compte du fait que nous sommes loin de Kendrick Lamar ou de Rihanna en termes d’intérêt pour les jeunes en général.

Une formule efficace

De toutes les formules de débats des chefs, celle retenue par l’INM et son animateur, Bryan Miles du Devoir, même si elle n’a pas permis d’échanges directs avec les participants, permettait aux chefs du PLQ, de la CAQ et du PQ ainsi qu’à la co-porte-parole de QS de répondre, au hasard, à des questions posées à l’avance par des jeunes.

Tout y est passé. De l’éducation et la santé en passant par l’économie et l’environnement, de la famille et du temps que les jeunes veulent y consacrer en passant même par le bonheur, les jeunes ont voulu savoir des partis politiques représentés hier soir à l’Université Concordia à Montréal comment ils voyaient l’avenir au fond.

Les chefs à tour de rôle

Seul François Legault a subi à une occasion les foudres de la salle. C’est en parlant de l’immigration et des réfugiés que le chef de la CAQ s’est attiré le chahut de certains participants. Malheureusement, M. Legault a aussi, à quelques occasions, préféré débité ses propres lignes de communication plutôt que de répondre à la question : attention pour les autres débats.

Quant à Philippe Couillard, il a été accueilli respectueusement, tentant tant bien que mal de défendre son bilan en matière de jeunesse. Le Premier ministre sortant n’a pas paru très à l’aise à certaines occasions, entre autres quand il a dû répondre à une question sur la nécessité de faire l’indépendance.

Du côté de Jean-François Lisée, sûrement aurait-il aimé « scorer » plus fort, à tout le moins autant, que Manon Massé. Il y est presque parvenu quand il a parlé d’éducation et de l’avenir du peuple québécois. Mais à sa décharge, admettons que les questions qui lui ont été adressées au hasard ne l’ont pas autant avantagées que la co-porte-parole de QS.

En effet, Manon Massé de QS s’est probablement vue attribué, également au hasard, les questions qui lui ressemblaient le plus. Mais est-ce tant que ça un hasard quand on sait que son parti a attiré bon nombre de jeunes dans la foulée de l'arrivée de GND comme autre co-porte-parole?

Manon Massé a ainsi pu parler du bonheur (« le bonheur pour moi, c’est prendre soin les uns des autres »), de la réforme du mode de scrutin (« Faites pression sur nous pour que l’élection 2018 soit la dernière à se tenir sous ce mode de scrutin injuste »), de la dette (« Dans 30 ans, s’il n’y plus de planète, il n’y aura plus de dette anyway »), etc.... l’animateur s’excusant même que ça puisse sembler être arrangé avec le gars des vues...

Le vrai changement

Au final, nul doute que c’est également Manon Massé qui a suscité le plus d’espoirs chez les jeunes participants réunis un vendredi soir, en concluant : « Ne doutez jamais de votre capacité à changer le monde ».

Et si le changement souhaité par tant de monde aujourd’hui, c’était celui-là?