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Comment Legault s'est fait larguer par Gertrude Bourdon...

Comment Legault s'est fait larguer par Gertrude Bourdon...
Photo d'archives, Agence QMI

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La PDG du CHU, Gertrude Bourdon, a fait faux bond à François Legault, dans un revirement tout aussi inattendu que spectaculaire.

La rencontre de samedi après-midi ne devait être qu’une formalité.

Les exigences posées par celle qui était pressentie pour devenir ministre de la Santé avaient pourtant été acceptées.

Selon mes sources, il y en avait 4:

- Madame Bourdon exigeait que l’entente avec les médecins spécialistes ne soit pas rouverte sans avoir en main les résultats de l’étude comparative avec l’Ontario. Elle ne voulait pas que l’affrontement s’étire sur la durée du mandat. Il était donc convenu que l’économie de l’ordre de 1 milliard espérée par monsieur Legault ne figurerait pas dans le cadre financier du parti.
- Madame Bourdon exigeait des garanties quant à la stabilité du financement des soins de santé. Pas de « stop and go » tel que pratiqué par les libéraux. En clair, elle ne voulait pas que la progression des investissements soit limitée en début de mandat, puis que les vannes s’ouvrent à la veille d’une réélection.
- Madame Bourdon exigeait d’être la véritable « boss » du ministère de la Santé et d’avoir les coudées franches.
- Finalement, madame Bourdon exigeait qu’il soit clair lors de l’annonce de sa candidature qu’elle serait la ministre de la Santé de François Legault.


Dans les rangs caquistes, c’est la consternation. Encore samedi matin, suite à la parution hâtive d’un article de La Presse qui présentait la candidature de la future vedette comme étant chose faite, celle-ci avait échangé de nombreux messages textes dans lesquels elle semblait tout à fait à l’aise avec la situation.

Cependant, madame Bourdon aura finalement fait le trajet Québec-Montréal pour aller décevoir le chef caquiste, en personne, chez lui.

Il est à noter que c’était déjà la troisième rencontre entre madame Bourdon et François Legault.

Cette dernière avait même rencontré le député François Paradis, lui aussi enchanté des discussions avec celle qui devait devenir sa future collègue, dit-on.

Plus intriguant encore. Talonnée dans les heures qui ont suivi son désistement, madame Bourdon n’aurait pas écarté la possibilité de toucher à la politique. Elle se serait bornée à répéter qu’elle ne ferait pas le saut... avec la CAQ...

Alors, la question se pose : Mais qu’est-ce qui fait courir Gertrude Bourdon?