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Journal politiquement incorrect (2)

Journal politiquement incorrect (2)

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Charles Aznavour, chanteur d’origine arménienne :

 

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur,  dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. Il faut le faire ou il faut partir. »

 

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« Les cultures existent et se renouvellent en collaborant les unes avec les autres, mais elles ont besoin, pour exister et se renouveler, de disposer en quelque manière d’une base de repli identitaire à partir de laquelle elles affirment une singularité qui parait s’opposer à l’ouverture vers l’extérieur... »  

— Claude Lévi-Strauss, ethnologue, dans son livre Race et Culture, 1971

 

En d’autres mots, pour que JE m’ouvre à TOI, il doit y avoir TOI mais il doit aussi avoir MOI. Tu as droit à ton identité, j’ai droit à mon identité.

Tu as le droit de préserver ta culture. Et j’ai le droit de préserver la mienne.

On se bat pour la diversité biologique, la diversité sexuelle... Pourquoi pas la diversité culturelle ?

 

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« De passage à l’Université Concordia, François Legault a provoqué la colère d’une large partie de la salle en évoquant son projet d’imposer aux nouveaux arrivants dans la province un test de français au bout de trois ans. »

Ben oui, c’est TELLEMENT raciste de vouloir que les immigrants parlent la langue de la majorité !

L’antiracisme radical cache en fait une haine de soi...

Ça me rappelle une caricature de Beaudet. Un garçon demande à son père : « Papa, c’est quoi la tolérance ? » Et le père de répondre : « C’est l’ouverture à certaines cultures qui sont fermées aux nôtres. »

 

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Il y a quelques années, je suis allé tourner un reportage dans une école élémentaire du nord de Montréal. Sur chaque case, on avait inscrit le nom de l’étudiant et dessiné le drapeau de son pays d’origine.

Il y avait des drapeaux haïtiens, des drapeaux grecs, des drapeaux algériens...

Cette initiative partait certainement d’une bonne intention. Mais elle enferme ces enfants dans leur ethnie, leur culture. Ce qu’on aurait dû voir, sur les cases, c’est un seul et unique drapeau : celui du Québec.

Ces citoyens ne sont pas des immigrants qui vivent au Québec. Ce sont des Québécois à part entière !

Cessons de toujours vouloir les attacher à leur pays d’origine. Ce n’est pas un service à leur rendre. 

Ni à nous rendre.

 

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Extrait d’un texte de L’Actualité sur Neil Bissoondath...

" Il a écrit son essai sur le multiculturalisme (Le marché aux illusions) en espérant que sa fille Élyssa ne serait jamais, aux yeux de ses compatriotes, une « franco-québéco-amérindo-indo-trinidadoantillo-canadienne », comme il le dit avec humour dans son livre... " 

Il veut que sa fille soit CANADIENNE, une Canadienne à part entière. Comme tous les autres Canadiens. 

 

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Boucar Diouf dans La Presse :  « Pour les politiciens qui carburent au clientélisme, le cloisonnement des appartenances et des identités facilite le racolage auprès de ceux qui se disent porte-parole et qui, très souvent, n’ont jamais été mandatés par la grande majorité des gens au nom desquels ils parlent et prennent des décisions. 

Il y a tellement de cloisons dans les sociétés occidentales multiculturelles qu’il faut parfois un trousseau iCloud pour se souvenir de la liste des communautés auxquelles on doit prêter allégeance. On sépare selon le groupe ethnolinguistique, le pays, la sous-région, le continent, la race, la religion, etc.

Avec autant de murs, comment peut-on entrevoir la célébration d’une identité nationale et de valeurs communes à tous ? »

 

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La chanson politiquement incorrecte de la semaine...

Les Ricains, de Michel Sardou.   Hein, rendre hommage aux méchants Américains ? Quel scandale !

 

« Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
À parler de je ne sais quoi
À saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé

Les fusils ont changé de mains

Est-ce une raison pour oublier
 

Qu'un jour on en a eu besoin ? 

Un gars venu de Georgie

Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas... »